Veuve du prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo, décédé en juillet, Liu Xia est « de retour à Pékin » mais toujours en résidence surveillée, a indiqué une ONG hongkongaise.

Durant plus d’un mois de « disparition« , la poétesse était gardée au secret par les autorités, selon son avocat, Jared Genser. Lu Siqing, fondateur de l’Information Centre for Human Rights and Democracy, une ONG basée à Hong Kong, s’est entretenu samedi 2 septembre par téléphone avec Liu Xia, selon un communiqué de l’organisation faxé dimanche à l’AFP.

« Divers amis de Liu Xia ont confirmé qu’elle était de retour dans son appartement » dans la capitale chinoise, « et que son domicile restait surveillé par des gardes et des policiers habillés en civil », a précisé l’ONG.

Vivant en résidence surveillée depuis 2010 sans qu’aucune charge ne soit retenue contre elle. Liu Xia avait assisté mi-juillet aux obsèques de son mari, mort d’un cancer du foie.

Libération du dissident Liu Xiaobo

Juste après, ses proches s’étaient inquiété car ils avaient été incapables d’entrer en contact avec elle au cours des semaines suivantes. Un message vidéo posté en ligne mi-août, dans lequel Liu Xia assurait avoir besoin de temps pour « se réajuster ».

Liu Xia réapparaît

« Il est certain qu’elle a été forcée par les autorités à faire cette vidéo« , avait jugé Hu Jia, dissident chinois et ami du couple. Peu de détails étaient livrés par Lu Siqing de l’Information Centre for Human Rights and Democracy sur les circonstances exactes du retour de Liu Xia à Pékin.

De plus, Liu Xia n’a pas pu récupérer l’urne funéraire contenant les cendres de son mari. Ce dernier, Liu Xiaobo, est décédé le 13 juillet à l’âge de 61 ans dans un hôpital chinois, quelques semaines après avoir été placé en liberté conditionnelle pour raisons de santé. Il avait été condamné en 2009 à 11 années de prison pour « subversion » pour coécrit la Charte 08, demandant des réformes démocratiques en Chine.