Le parlement chinois a adopté ce vendredi 1er septembre une loi créant le délit d’offense à l’hymne national.

Si une personne offense l’hymne, elle sera punie de 15 jours de détention administrative. Cette loi est désormais applicable dans les régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macau.

« Les droits et libertés garantis par les lois de Hong Kong sont menacés depuis plusieurs années. Il est normal que les gens soient inquiets », a commenté Tanya Chan, avocate et parlementaire hong-kongaise pro-démocratie.

D’autant que cette spécificité rappelle la position des nouveaux députés indépendantistes YoungSpiration, qui n’avaient pas chanté l’hymne national continental lors de leur entrée en fonction. A cela s’est ajouté le refus d’honorer le drapeau de la Chine continentale, qui leur ont valu une expulsion du Parlement.

L’objectif de cette loi est de protéger « la dignité de l’hymne national » ce qui aidera « à promouvoir le patriotisme et à nourrir les valeurs essentielles du socialisme », affirme le texte adopté par l’Assemblée nationale populaire.

La loi précise quand, où et de quelle manières « la Marche des Volontaires » peut être jouée. Ainsi, l’hymne ne peut être utilisé en fond sonore, ni comme support à des spots publicitaires ou à l’occasion de funérailles et d’autres « événements inappropriés« .

Toute interprétation « altérée » ou « parodique » sera punie par une détention administrative. De plus, lorsque l’hymne national est joué, les participants à l’événement doivent se montrer attentifs et chanter de manière solennelle.

Cette loi s’ajoute à celle adoptée dans les années 90 prévoyant une détention administrative pour toute personne accusée d’avoir profané le drapeau national.