L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a prit la défense de la Chine, après des attaques des Etats-Unis sur le manque de transparence du pays, suite au nouveau coronavirus.

La Chine concentre 99,9% des décès dus au coronavirus enregistrés dans le monde. La lutte contre le virus est donc « un grand test pour le système et les capacités de gouvernance du pays », a reconnu le président Xi Jinping.

L’épidémie a révélé des « lacunes et insuffisances », a-t-il concédé, appelant à améliorer le système de santé national, des propos tenus lors d’une réunion du Parti communiste chinois (PCC).

Aux Etats-Unis, après avoir initialement salué le gouvernement chinois pour son « travail très professionnel », la Maison Blanche a pris ses distances le 13 février. « Nous sommes un peu déçus du manque de transparence de la part des Chinois », a déclaré Larry Kudlow, le principal conseiller économique du président Donald Trump.

Il a notamment regretté que Beijing ait, selon lui, décliné des propositions américaines d’envoyer des experts en Chine. En réaction, Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a assuré que Beijing faisait preuve de « transparence » depuis le début de l’épidémie.

« La Chine a toujours considéré une coopération avec les Etats-Unis de manière positive et ouverte », a-t-il dit.

De son côté, l’OMS a pris la défense de Beijing, affirmant que le gouvernement chinois « coopère avec nous, invite des experts internationaux, a partagé des séquences (du virus), continue à oeuvrer avec le monde extérieur ».

Les autorités sanitaires du Hubei ont annoncé le 13 février à la surprise générale un élargissement de leur définition des personnes atteintes de la pneumonie virale Covid-19.

Jusqu’à présent, un test de dépistage était indispensable pour déclarer un cas « confirmé ». Dorénavant, les patients « diagnostiqués cliniquement », notamment avec une simple radio pulmonaire, seront aussi comptabilisés.

Cette nouvelle méthode a automatiquement augmenté le nombre de morts et de personnes officiellement infectées, avec l’annonce d’une envolée de plus de 15.000 nouveaux cas de contamination jeudi et d’environ 5.000 le 14 février.

Ces chiffres dépeignent une situation plus grave que ce qui avait été rapporté jusqu’à présent, mais cela « ne représente pas un changement significatif de la trajectoire de l’épidémie », a souligné le chef du département des urgences sanitaires de l’OMS, Michael Ryan.