L’Université polytechnique de Hong Kong (PolyU) a annoncé qu’elle avait réussi à mettre au point un système de dépistage rapide des infections respiratoires pouvant détecter de 30 à 40 pathogènes simultanément en une heure.

Le système permet notamment de dépister des pathogènes tels que le nouveau coronavirus, la grippe aviaire, le virus du SRAS et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS).

Liu Leting, directeur de l’innovation et du développement technologique de PolyU et professeur de biologie appliquée et de technologie chimique, a expliqué que « le système de dépistage consiste en un détecteur rapide entièrement automatisé et de multiples micro-éléments de détection ».

Le but est de permettre des tests génétiques rapides en temps réel. Cette nouvelle technologie augmente considérablement la sensibilité des tests, garantissant des résultats d’une plus grande fiabilité.

Liu Leting a déclaré que « le système était facile à utiliser », que « l’ensemble du processus de test ne nécessitait pas une intervention humaine ». Enfin, le système peut détecter entre 30 et 40 pathogènes par heure.

Ce dernier a insisté sur le fait que la détection précoce et précise du type de pathogènes permettait un contrôle et une gestion des maladies rapide et efficace.

Ce système peut effectuer le test de dépistage en moins d’une heure, permettant aux médecins de prescrire les médicaments appropriés le plus tôt possible. Les patients peuvent ainsi recevoir un traitement précoce ou prendre des mesures d’isolement appropriées afin de réduire le risque de propagation de maladies infectieuses.

L’équipe de chercheurs a commencé la recherche et le développement de ce système il y a environ quatre ans. La dernière année leur a permis d’optimiser le système en testant différents échantillons cliniques, y compris de nouveaux échantillons de coronavirus.

Selon l’Université polytechnique de Hong Kong, ces nouvelles technologies peuvent réduire considérablement les coûts de production du système et ainsi le rendre largement accessible. L’université se dit prête à produire le système en grande quantité.