Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a appelé le 28 novembre les autorités chinoises à ne pas « détenir arbitrairement » les manifestants qui protestent pacifiquement contre les restrictions sanitaires et pour plus de liberté.

« Nous appelons les autorités à répondre aux manifestations conformément aux lois et normes internationales relatives aux droits humains », a déclaré un porte-parole, Jeremy Laurence.

« Nul ne devrait être arbitrairement détenu pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions », a indiqué ce dernier, ajoutant que « permettre un large débat au sein de la société – en particulier avec les jeunes – peut contribuer à façonner les politiques publiques, garantir qu’elles sont mieux comprises et, en fin de compte, plus efficaces ».

Les autorités chinoises ont tout fait pour endiguer le mouvement de colère d’une ampleur historique contre les restrictions sanitaires. La mobilisation s’est répandue dans l’ensemble du pays, dans ce qui semble être la plus importante contestation depuis les rassemblements pro-démocratie de 1989.

La mobilisation est le point culminant d’une grogne populaire qui couve depuis des mois en Chine, l’un des derniers pays au monde à appliquer une stricte politique « zéro Covid », avec confinements à répétition et tests PCR quasi-quotidiens de la population.

Le Haut-Commissariat appelle « à faire preuve de transparence pour répondre aux préoccupations du public et de tirer les leçons de la tragédie ». Il rappelle aussi que « les restrictions imposées par les autorités doivent être nécessaires et proportionnées » au regard des avis des scientifiques et du corps médical.

« Toute mesure restrictive doit être limitée dans le temps, et il doit exister des garanties et des mécanismes permettant aux personnes de faire part de leurs préoccupations et de demander réparation », a indiqué le haut-commissaire.

Image : Manifestation à Hong Kong (illustration)