Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, a annulé toutes les restrictions, le 9 janvier, qui avaient été imposées au fil des années aux responsables américains en raison de leurs contacts avec Taïwan.

Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine

«Les Etats-Unis avaient pris ces mesures unilatéralement, pour satisfaire le régime communiste à Pékin. C’est fini», a déclaré, Mike Pompeo, le secrétaire d’État de l’administration sortante de Donald Trump.

Ce dernier a donc annulé toutes les restrictions qui avaient été imposées aux responsables américains dans leurs contacts avec Taïwan. «Le département d’État a créé de restrictions internes complexes pour réguler les interactions de nos diplomates, militaires et autres représentants officiels dans leurs relations avec leurs homologues taïwanais», a indiqué Mike Pompeo.

Cette annonce semble plus symbolique qu’autre chose, car une loi de 2018 autorise déjà «des responsables à tous niveaux du gouvernement, y compris des membres du cabinet occupant des fonctions de sécurité nationale, des militaires et d’autres représentants officiels du gouvernement à se rendre à Taïwan et à rencontrer leurs homologues taïwanais».

Cette annonce intervient quelques jours avec la fin du mandat du président Donald Trump, et la passation de pouvoir, le 20 janvier. Malgré toute, cette décision devrait provoquer la colère de la Chine, qui considère Taïwan comme partie intégrante de la Chine.

Mike Pompeo ne possède par l’autorité pour normaliser complètement les relations avec Taïwan, mais il a indiqué que les relations avec Taïwan vont continuer à passer par l’American Institute in Taïwan (AIT), une organisation privée qui joue le rôle d’ambassade des États-Unis à Taïpei.

Le gouvernement américain «maintient des relations avec des partenaires non-officiels dans le monde entier, et Taïwan n’est pas une exception», a conclut ce dernier. Washington a rompu ses relations diplomatiques avec Taïwan en 1979 pour reconnaître la Chine.

Mais les États-Unis ont adopté la même année une loi qui stipule qu’ils devront aider Taïwan à se défendre en cas de conflit. Depuis, Washington reste l’allié le plus puissant de Taïwan, et son fournisseur d’armes numéro un.