La Chine a averti le 17 juillet qu’elle pourrait prendre des « contre-mesures » après la décision américaine de limiter la durée de séjour des journalistes aux États-Unis, les ressortissants chinois étant soumis aux restrictions les plus strictes.
Selon ces nouvelles règles, qui doivent entrer en vigueur d’ici deux mois sauf blocage au Congrès, les journalistes étrangers seront limités à des séjours de 240 jours, soit environ huit mois, sur le territoire américain, tout en pouvant solliciter des renouvellements pour des périodes identiques.
Les journalistes chinois seront soumis à un cadre particulièrement restrictif, avec des visas limités à 90 jours et des prolongations de la même durée.
Suite à cette annonce, la Chine a exhorté les Etats-Unis « à protéger les droits et intérêts légitimes des journalistes chinois aux Etats-Unis », a déclaré Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Il s’est ainsi exprimé lors d’un point presse quotidien lorsqu’il était invité à commenter la décision de l’administration Trump de réduire la durée de séjour autorisée par le visa pour les journalistes, ce qui pourrait concerner les journalistes chinois.
« Les restrictions américaines sur les échanges entre les personnes ne servent les intérêts d’aucune partie », a déclaré ce dernier, ajoutant que la Chine rejetait fermement cette mesure discriminatoire prise par les Etats-Unis à l’encontre de pays spécifiques.
« Cette nouvelle réglementation américaine viole gravement le consensus en trois points conclu en 2021 entre la Chine et les Etats-Unis sur les questions relatives aux médias », a rappelé Lin Jian, ajoutant qu’elle affectait sérieusement les activités normales des médias chinois aux Etats-Unis.
« La Chine se réserve le droit de prendre des contre-mesures réciproques », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Cette mesure va affecter les journalistes accrédités pour des centaines de médias étrangers aux États-Unis, avait été proposée dès l’an dernier par le gouvernement américain, ce qui avait ouvert une phase de consultations.
Ces nouvelles restrictions sur les visas constituent une nouvelle étape dans la politique migratoire très restrictive du président américain Donald Trump. Depuis son retour au pouvoir, l’administration Trump a expulsé massivement des immigrés illégaux et imposé une série de restrictions parfois draconiennes à l’entrée légale des ressortissants étrangers.
Les organisations de défense de la liberté de la presse ont vivement critiqué ces nouvelles règles, Reporters sans frontières (RSF) se disant « indignée ».
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