Lee Ming-cheh, auteur d’articles critiques envers le Parti communiste chinois, a été condamné à cinq ans de prison pour « subversion », aux termes du verdict du tribunal intermédiaire du Hunan.

Un co-inculpé de nationalité chinoise, Peng Yuhua, a été condamné à sept ans de prison. Ce dernier avait reçu les articles de Lee Ming-cheh. Ce dernier a indiqué devant les caméras de la télévision chinoise que « je sais que je violais la loi chinoise (…) J’exprime ma culpabilité et mes regrets ».

Employé d’une association de défense des droits de l’homme, Lee Ming-cheh a été arrêté en mars durant un voyage en Chine continentale. Ses proches n’avaient plus de ses nouvelles durant des mois. Les autorités ont confirmé sa détention, l’accusant d’avoir « mis en danger la sécurité nationale ».

Cette condamnation risque d’envenimer les relations entre Beijing et Taipei. Les autorités taïwanaises ont qualifié le jugement « d’inacceptable« , exhortant Beijing à « libérer M. Lee et à lui permettre de retourner rapidement à Taïwan ».

Pour William Nee, spécialiste de la Chine pour l’association de défense des droits de l’homme Amnesty International, « c’est un jugement absolument scandaleux », ajoutant à l’Agence France Presse que « Lee Ming-cheh ne devrait pas avoir à purger un seul jour de prison étant donné que tout ce qu’il a fait, à savoir discuter pacifiquement de l’actualité et de questions d’histoire, est expressément garanti par le droit international ».

Image de Une : Veillée à la bougie pour le 20ème anniversaire des manifestations en 2009, à Hong Kong