La présidente américaine de la Chambre, Nancy Pelosi, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Washington, le 29 juillet 2022, a confirmé se rendre en Asie, sans préciser si elle s’arrêtera à Taiwan.

Depuis des semaines, les tensions entre les États-Unis et la Chine se sont accrues, suite à la publication d’informations selon lesquelles elle pourrait se rendre à Taiwan, que la Chine considère comme faisant partie de son territoire.

La présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, a dit être en route vers l’Asie, le 31 juillet, sans mentionner une éventuelle étape à Taïwan qui pourrait envenimer davantage les relations entre la Chine et les États-Unis.

«Je conduis une délégation du Congrès dans la région Indo-Pacifique pour réaffirmer l’engagement inébranlable de l’Amérique envers ses alliés et amis dans la région», a annoncé Nancy Pelosi dans un communiqué.

«À Singapour, en Malaisie, en Corée du Sud et au Japon, nous tiendrons des réunions de haut niveau pour discuter de la manière dont nous pouvons promouvoir nos valeurs et nos intérêts communs notamment la paix et la sécurité, la croissance économique et le commerce, la pandémie de Covid-19, la crise climatique, les droits de l’homme et la gouvernance démocratique», a-t-elle ajouté.

Le ministère des Affaires étrangères de Singapour a confirmé que Nancy Pelosi et la délégation qui l’accompagne se rendraient dans la cité-État du 1er au 2 août. Cependant, la présidente de la Chambre des représentants reste flou autour d’une éventuelle visite à Taïwan pour des raisons de sécurité.

Depuis des semaines, les tensions entre les États-Unis et la Chine se sont accrues après la parution d’informations selon lesquelles elle pourrait se rendre à Taipei. Pékin verrait un passage dans l’île comme une provocation.

Washington n’a pas de relations diplomatiques avec Taïpei et reconnaît la République populaire de Chine comme le seul représentant de la Chine. Mais les États-Unis vendent des armes à l’île et louent son régime «démocratique».

La visite de Nancy Pelosi intervient alors que la tension militaire monte dans la région. L’armée taïwanaise a effectué cette semaine ses plus importants exercices militaires annuels, qui comprenaient des simulations d’interception d’attaques chinoises depuis la mer.

Dans le même temps, le porte-avions américain USS Ronald Reagan et sa flottille ont quitté Singapour pour se diriger vers la mer de Chine méridionale dans le cadre d’une opération programmée, a indiqué l’US Navy. En réaction, la Chine a organisé un exercice militaire «à munitions réelles» dans le détroit de Taïwan.

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La semaine dernière, à l’occasion d’un rare échange direct avec son homologue chinois Xi Jinping, le président américain Joe Biden avait assuré que la position des États-Unis sur Taïwan n’avait «pas changé» et que son pays «s’opposait fermement aux efforts unilatéraux pour modifier le statut quo ou menacer la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan».

De son côté, Xi Jinping avait appelé Joe Biden à ne «pas jouer avec le feu», et un porte-parole de la diplomatie chinoise avait parlé d’un déplacement de Nancy Pelosi à Taian comme d’une «ligne rouge».

Washington a cherché à minimiser l’importance d’une éventuelle visite de Nancy Pelosi à Taïwan et appelé les dirigeants chinois au calme. «Nous avons de nombreuses divergences en ce qui concerne Taïwan, mais au cours des quarante dernières années, nous avons géré ces divergences et l’avons fait d’une manière qui a préservé la paix et la stabilité», a déclaré le secrétaire d’État américain Antony Blinken.