Les scientifiques intensifient leurs recherches sur la matière noire, après l’envoie d’un satellite destiné à l’étude de la matière noire, ayant envoyé en décembre 2015 ses 1ères données aux stations au sol, des scientifiques sont en train de développer les capacités d’une installation souterraine conçue pour détecter des particules insaisissables de la matière noire.

La matière noire ne donne pas de rayonnement électromagnétique, c’est pourquoi elle est invisible à l’observation directe. Elle se manifeste au cours de l’interaction gravitationnelle qui affecte le mouvement des planètes. Les scientifiques estiment que la matière noire est représentée quatre fois de plus que la matière « ordinaire« . Son existence ne cadre pas dans le model du microcosme créé i l y a une centaine d’années.

Envoyé le 17 décembre 2015, ce satellite étudie les particules de matière noire. Wukong est le 1er satellite destiné à l’étude de la matière noire, a envoyé ses premières données aux stations au sol. Selon l’agence de presse Xinhua, la station spatiale de Kashgar a reçu des données expédiées par son satellite explorateur nommé DAMPE (Dark Matter Particle Explorer), dimanche 13 décembre à 8h45, heure locale.

De retour en mars 2016, après trois mois de test en orbite, l’analyse des résultats devraient être publié d’ici la fin de l’année, selon l’Académie des sciences de Chine (ASC). DAMPE, surnommé « Wukong« , a détecté 460 millions de particules à haute énergie lors de son vol de 92 jours, et a envoyé 2,4 Tbit de données brutes vers la Terre, a annoncé lors d’un point presse, Chang Jin, scientifique en chef du DAMPE.

« Wukong » a été conçu pour une mission de 3 ans, afin d’étudier l’espace de manière continue dans toutes les directions au cours des 2 premières années, puis il se concertera sur les zones où la matière noire est plus susceptible d’être observée.

Martin Pohl, professeur au département de physique nucléaire et corpusculaire de l’université de Genève, participant à cette mission spatiale a expliqué à Le Figaro que « nous sommes certains qu’elle existe car elle se manifeste par des effets gravitationnels très importants ».

Afin de trouver des éléments prouvant l’existence de la matière noire, substance invisible représentant un quart de l’équilibre masse-énergie de l’univers, les scientifiques développent actuellement les capacités d’une installation souterraine conçue par le Laboratoire souterrain Jinping, situé à 2’400 mètres sous une montagne dans la province du Sichuan, a débuté ses activités en décembre 2010 et possède un stock de xénon, l’un des rares matériaux capables d’interagir avec la matière noire.

Xiao Mengjiao, un des chercheurs du laboratoire, a indiqué que lui et ses collègues ont débuté la 2nde phase de leur expérimentation (novembre à décembre 2015), dont les résultats ont été concluants.

« Les résultats sont un progrès significatif par rapport à la première phase, parce que nous sommes capables de cibler les zones où la matière noire est la plus susceptible d’être observée« , a souligné Xiao Mengjiao.

D’ailleurs, aujourd’hui le laboratoire conserve près de 300 kilos de xénon, contre les 54 kilos existants lors de la 1ère phase. « Dans le futur, la quantité de xénon atteindra un nombre de tonnes, mais cela dépendra du moment où le fonds pour la recherche arrivera« , a indiqué aux médias le scientifique.

« Nous avons des raisons de croire que nous sommes sur le point de trouver la matière noire« , a conclu ce dernier.