Joshua Wong, symbole et leader du « révolte des parapluies » de l’automne 2014, a été condamné à trois mois de détention le 16 janvier. Il s’agit de sa seconde condamnation à de la prison pour son rôle dans les manifestations prodémocratie.

Le jeune homme de 21 ans avait plaidé coupable du chef d’outrage à magistrat pour ne pas avoir respecté un ordre judiciaire exigeant l’évacuation d’un campement installé durant les manifestations.

Joshua Wong était libéré sous caution en attendant une décision d’appel sur sa condamnation à six mois de prison pour une autre délit en rapport avec les manifestations.

Raphel Wong, un autre militant démocrate, a été condamné à quatre mois et demi de prison. Ces poursuites judiciaires contre les leaders des « parapluies » sont perçues comme un nouveau signe de l’ingérence de Beijing dans les affaires intérieures hongkongaises.

Cette ingérence est dénoncée car elle est en violation du principe « Un pays, deux systèmes », principe érigé lors de la rétrocession du territoire à la Chine en 1997 par le Royaume-Uni.

Avant l’audience, Joshua Wong a déclaré qu’il n’avait « aucun regret » devant ses partisans réunis devant la Haute cour pour scander : « Désobéissance civile, zéro peur« , « Je suis hongkongais, je veux le suffrage universel« .

Le mouvement de 2014 aura été un défi sans précédent pour le pouvoir central chinois, qui a vu des dizaines de milliers de manifestants paralyser des quartiers entiers de la métropole pendant plus de deux mois.

Le gouvernement chinois n’avait pas cédé le moindre pouce de terrain et depuis, les dirigeants du mouvement ont été inculpés à divers titres pour leur rôle dans la révolte.

Tous demandaient un véritable suffrage universel lors de l’élection du chef de l’exécutif local. Cette élection est souvent décriée, car elle met à la tête de l’exécutif des pro-Beijing, comme Ma Jing-yeou, et cette fois-ci, Carrie Lam.

Soutenue par le gouvernement chinois, elle a été désignée le 26 mars 2017 comme chef de l’exécutif de Hong Kong par un collège électoral, composé de 1 200 membres, dont la plupart des membres sont prochinois et soutiennent les autorités déjà en place.

Demosistō, le nouveau parti de Joshua Wong