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ECONOMIE,Europe

Nouvelles mesures anti-dumping de l’UE

La Commission européenne vient de mettre en place de nouvelles mesures anti-dumping définitives contre des produits en acier venant de Chine, et de Taïwan, suscitant de vive critique de la part de Beijing.

Depuis plusieurs années, les européens dénoncent la concurrence déloyale des entreprises chinoises dans le secteur de l’acier. En effet, les majors du secteur bénéficient de subvention d’Etat et la surcapacité leur permet de vendre les stocks moins chers.

Les produits concernés sont des « accessoires de tuyauterie en aciers inoxydables à souder bout à bout », a précisé le communiqué de la communication. Ces produits sont généralement utilisés dans l’industrie pétrochimique, la préparation des aliments, la construction navale, la production d’énergie et la construction.

Bruxelles a ouvert une enquête le 29 octobre 2015 à la suite d’une plainte du secteur. Les conclusions font état d’une vente à perte des produits chinois et taïwanais en Europe. Raison pour laquelle, « les exportations chinoises seront désormais taxées » à hauteur de « 30,7% à 64,9% » ; et les produits originaires de Taïwan se verront appliquer des droits de douanes « de 5,1% à 12,1% ».

Selon l’Union Européenne, 17 mesures anti-dumping ou anti-subventions ont été mises en place contre des produits en acier venant de Chine. Les Etats membres se sont entendus en décembre 2016 sur un texte autorisant Bruxelles à imposer des sanctions tarifaires plus élevées, en cas de dumping sur les matières premières, afin de contrer les exportations chinoises.

Quand ce texte sera définitivement adopté, ce règlement permettra aux Européens d’exiger des droits de douane plus élevés qu’avant sur les produits qui utilisent des matières premières soumises au dumping, sous certains conditions. L’UE ne se limitera plus à compenser le manque à gagner de leurs fabricants, mais taxera au-delà.

De son côté, le ministère chinois du Commerce a annoncé qu’il prendrait les mesures nécessaires pour protéger les droits légitimes des entreprises chinoises. Wang Hejun, directeur du bureau d’enquêtes et de recours commerciaux du ministère, a indiqué que « la décision prise par la Commission européenne violait des règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) », ajoutant que « la Chine se préoccupait fortement du protectionnisme commercial pratiqué par l’UE dans le secteur du fer et de l’acier ».

Le directeur a indiqué que lors de l’enquête de la Commission européenne, « des faits et des documents soumis par les entreprises chinoises ont été ignoré », et elle a continué d’utiliser la méthode du pays de substitution « injuste et déraisonnable« , affectant « les intérêts des entreprises chinoises« .

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