mercredi, mai 22

Pagode, monument bouddhique

La pagode chinoise est un lieu de fête, de commémorations, ainsi qu’un site religieux. La pagode proprement chinoise vient du pavillon à étage de l’époque de la dynastie Han.

Le mot pagode désigne un lieu où se trouve une relique et un lieu de culte pour les adeptes du bouddhisme. Cette structure architecturale a l’aspect d’une tour de plusieurs étages, circulaire, octogonale ou carrée, caractérisée par un toit évasé ou en épi.

La pagode, au centre des grands temples bouddhiques, présentait des avantages. Elle était utilisée comme tour d’observation, afin de surveiller les mouvements des ennemis. Sa grande taille, en navigation maritime et fluviale, permettait à la poagode d’être un point de repère, étant donné que les embarcadères ou les ponts en étaient proches.

Composées de plusieurs étages, construites en maçonnerie, pierre et brique, les pagodes chinoises ont un vaste espace intérieur avec un accès aux étages par des escaliers. De la dynastie Han (25-220) à la dynastie Qing (1644-1911), elles ont une fonction religieuse, servant de lieu de culte et de lieu de conservation de reliques pour l’empire chinois. Elles étaient également utilisés comme orphelinat, écoles, et lieux de rencontre entre villageois, ce qui n’empêchait pas les Chinois de s’en servir comme observatoire.

Durant la dynastie Han, les pagodes étaient en bois. Cependant, le bois prenait feu assez facilement et rapidement. Il pourrissait et pouvait être ravagé par les insectes. Raison pour laquelle peu de pagode en bois sont encore en l’état aujourd’hui.

Il reste environ soixante pagodes datant des Cinq Dynasties et des Song (Xe-XIIIe s.). Elles sont le plus souvent octogonales et caractérisées par des structures qui imitent l’architecture de bois. Les pagodes jumelles (984-987) de Suzhou et la pagode Huqiu (961), à Kaifeng la pagode de Fer (Tie ta), ainsi nommée à cause de la couleur de ses briques vernissées (1049).

Face aux contraintes du bois, les pagodes vont être construites en brique et bois, comme le Ruiguang ta et le Beisi da ta (milieu du XIIe s.) à Suzhou. Des pagodes sont édifiées entièrement en bois, comme celle du Fogong si à Yingxian au Shanxi. Dans le nord-est de la Chine, les Liao ont construit des pagodes totalement en brique avec des sculptures plaquées, se démarquant de la clarté et de la simplicité des pagodes de la dynastie Song. Comme par exemple, la pagode du Tianning si à Pékin (début du XIIe s.).

En 2009, la Chine compte encore quelques pagodes en bronze, fer céramique ou composées de briques et tuiles vernissées.

Ainsi, la pagode octogonale Liaodi (terme signifiant « Observation de l’ennemi ») de 1055 du temple Kaiyuan (开元寺) à Dingzhou (nord de la Chine), haute de 84 mètres et totalisant 11 étages, est construite en maçonnerie. Typiquement chinoise, elle est la plus haute des pagodes anciennes existant encore. Les avant-toits, constitués de couches de briques, sont courts. Un escalier est logé dans la partie centrale et la pagode est dotée de portes et de fenêtres réelles.

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