La présence de la Chine en Arctique a souvent été critiquée par les médias, elle est désormais codifiée par un Livre blanc, stipulant les objectifs de l’Empire du milieu en Arctique, dans le cadre de « La Ceinture et la Route » maritime.

En novembre 2017, le gouvernement a engagé un  projet d’investissement de 43 milliards de dollars dans le gaz naturel terrestre d’Alaska, signe pour de nombreux experts de la main mise de la Chine dans la région arctique.

Spécialiste des mondes polaires Mikaa Mered, a expliqué qu’il s’agit du « plus gros investissement jamais conçu dans la région polaire, toutes industries confondues« , raison pour laquelle, « les chinois sont désormais maîtres de l’Arctique ».

Le gouvernement vient de publier, le 26 janvier, un Livre blanc sur sa politique en Arctique, expliquant les raisons de l’engagement du pays dans cette région pleines d’opportunités.

« La Chine, en tant que grand pays responsable, est prête à coopérer avec toutes les parties concernées pour saisir l’opportunité historique du développement de l’Arctique, afin de répondre aux défis apportés par les changements de la région« , indique le document.

face aux critiques des médias sur la présence de la Chine en Arctique, le gouvernement assure son intention de « comprendre, protéger, développer et participer conjointement à la gouvernance de l’Arctique », mais surtout de « promouvoir la coopération liée à l’Arctique dans le cadre de l’initiative La Ceinture et La Route, afin de construire une communauté de destin et de contribuer à la paix, à la stabilité et au développement durable en Arctique ».

Le gouvernement investi dans les transports et les infrastructures des pays par lesquels passe le commerce chinois, sur les voies terrestre (passant par l’Asie centrale) et maritime (allant vers l’Afrique de l’est et vers l’Europe via le canal de Suez).

En juin 2017, un mois avant la visite de Xi Jinping en Russie, le Comité national pour le développement et la réforme a ajouté à l’initiative du président chinois une troisième voie, celle des glaces. Les perspectives économiques de la fonte des glaces (un cinquième des ressources naturelles planétaire, de nouvelles routes plus courtes…), en raison des changements climatiques, la Chine se prépare le terrain sur du très long terme.

Cet engagement sur le long terme fait grincer des dents, notamment aux Etats-Unis auparavant seuls dans la région. Pour parer à tout conflit, le Livre blanc appelle à « promouvoir la coopération internationale de manière stable en Arctique ».

Pour cela note le document, « la coopération concrète comprend la coordination des stratégies de développement avec les Etats arctiques, l’encouragement des efforts conjoints pour construire un passage économique bleu reliant la Chine à l’Europe via l’océan Arctique, le renforcement de la connectivité numérique arctique, et la construction d’un réseau mondial d’infrastructures ».

Pou Beijing de tels objectifs appellent à un accord international juridiquement contraignant pour la gestion des ressources de pêche en haute mer en Arctique, ce qui l’accord doit permettre la recherche scientifique et les activités de pêche exploratoires dans la région, ainsi que protéger la liberté de tous les Etats en haute mer, en vertu du droit international.

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