Des milliers de militants pro-démocratie étaient rassemblés ce 1er mars matin aux abords d’un tribunal de Hong Kong, scandant des slogans en soutien aux 47 membres de l’opposition inculpées pour « subversion ».

La Chine a instaurée une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Les interdictions de rassemblement ordonnées pour lutter contre le coronavirus ont permis aux autorités d’empêcher toute manifestation.

Le 28 février, la police a engagé des poursuites pour « subversion » contre 47 membres du camp pro-démocratie pour subversion. Il s’agit du groupe le plus important à avoir été inculpé le même jour au nom de la loi sur la sécurité nationale.

Cette décision a été fortement condamnée par Washington et Londres, qui accusent la Chine de renier sa promesse de préserver les libertés hongkongaises faite au moment de la rétrocession en 1997.

Ce 1er mars, des centaines de personnes faisaient la queue pour entrer dans le tribunal de Kowloon, à Hong Kong, où devaient comparaître les opposants pour leur inculpation formelle.

Il s’agissait, dans le contexte de la pandémie, du plus important rassemblement pro-démocratie en plusieurs mois à Hong Kong.

En parallèle, un petit groupes de partisans du gouvernement chinois était également aux abords du tribunal pour crier leur soutien aux autorités.

La sécurité était donc renforcée devant le tribunal, avec plus de 100 policiers déployés alors que des soutiens des militants affluaient scandant des slogans populaires, tels « Libérez Hong Kong » et « Battons-nous pour les libertés ».