Avec notre stagiaire Alima Alexandra Danfakha – Au Nouvel An, nombreux sont les jeunes qui devront se résigner à passer les fêtes dans leurs villes d’adoption, les villes où ils travaillent. Dans leurs villes natales, les mamans soucieuses pour leurs enfants, n’ont quant à elles, n’ont point lésiné leurs efforts pour faire plaisir à leurs enfants.

Les journalistes de l’agence de presse, Xi Min et Liu Wangmin, se sont récemment rendus au Hunan dans le village de Maxikou, à Pushi, dans le comté de Luxi. Ils ont pu observer quelques-unes de ses mères restées à la maison, s’affairant à faire fumer du lard, à envoyer des colis, à préparer la literie etc., des actes chaleureux reflétant cet amour maternel si profond.

Elle se lève à l’aube afin de couper la viande en morceaux, d’ajouter la coriandre, le gingembre, l’ail, ainsi que tous les autres condiments pour les mettre dans la marmite. Une fois le repas prêt et refroidi, elle le met en boîte et se rend dans le comté d’à côté pour qu’il puisse être envoyé parmi les premiers courriers à destination de Guangzhou. Il s’agit de Wu Zhongcui, une maman de 45 ans qui prépare pour son fils un « colis rempli d’amour ».

Le fils de Wu Zhongcui est infirmier dans un hôpital à Guangzhou. A la fin de l’année 2020, il y a beaucoup de travail et il ne pourra pas rentrer pour le Nouvel An. Lors d’un de ses appels téléphoniques, il a mentionné son regret de ne pouvoir rentrer manger le bœuf sauté préparé par sa mère. Celle-ci est alors immédiatement allée acheter de la viande de bœuf, afin d’en préparer et d’en envoyer à son fils en ces périodes de basses températures.

La fille de Jiang Simei, maman de 50 ans, étudie dans un hôpital dans une autre ville. Jiang Simei a déjà préparé le lard fumé et les saucisses, afin de les envoyer à sa fille. « J’ai préparé tout ce qu’elle aime, en tant que maman, même si elle passe le Nouvel An au loin, je me dois de lui faire parvenir les saveurs de chez nous » dit-elle.

Dès qu’il a fait beau, Yang Yuying, maman de 57 ans, a sorti le matelas de son fils pour l’aérer, elle a plié les vêtements amples qu’il aime porter et les a posés sur le chevet. En réalité, elle sait depuis longtemps que son fils, qui travaille à Tianjin, ne pourra pas rentrer pour les fêtes cette année 2020. Mais, elle s’inquiète que si son fils rentrait soudain à la maison, elle n’aurait pas le temps de tout préparer. Elle explique : « ces derniers temps, je suis assez partagée, d’un côté, j’ai peur de le retarder dans son travail alors je ne veux pas qu’il rentre, mais d’un autre côté, j’aimerais bien qu’il rentre ».

Les grandes préparations font partie de l’attente silencieuse des mères. Wu Zhongcui a dépensé 3999 yuans pour acheter une nouvelle télévision grand écran, si son fils rentre pour le Nouvel An, ils pourront regarder le gala de la Fête du Printemps en famille. Elle a également préparé du piment frit et du poisson séché, imaginant son fils manger en regardant la télévision.

Collecter les photos postées par leurs enfants sur les réseaux sociaux est le passe-temps commun de ces mamans. Pour Yang Yuying, son fils est « le plus beau », ses yeux se remplissent de fierté lorsqu’elle regarde les photos. Elle raconte : « par le passé, quand notre famille avait des difficultés, il portait son uniforme de lycée même à l’université. À présent, il travaille et subvient à ses besoins, notre famille s’est sortie de la difficulté, tout va en s’améliorant ».

Lors du Nouvel An, les mamans restées à la maison dans les villes natales ont de très grandes attentes pour leurs enfants. « Je souhaite que mon fils ne s’inquiète pas pour nous ici. Si tout se passe bien pour lui là-bas, alors je suis tranquille ». Ces mots de Yang Yuying font écho dans le cœur de toutes ces « mamans restées à la maison ».