Le groupe pétrochimique russe Sibur a annoncé que le Silk Road Fund (Fonde de Route de la Soie) a acheté 10% de son capital.

Cette annonce survient un an après celle du géant chinois du raffinage Sinopec, qui est également entré dans le capital de la société russe. Fin 2015, Sinopec avait acheté 10% du capital de Sibur pour 10 milliards de dollars (9,1 milliards d’€). Le but du géant chinois était alors de  diversifier ses sources d’approvisionnement.

Le montant de l’accord entre le fond et Sibur n’a pas été communiqué. Mais Sibur « confirme l’attrait du groupe pour les investisseurs et renforce ses positions sur le marché international« , a souligné Leonid Mikhelson, président du conseil d’administration de Sibur, cité dans un communiqué.

Ancienne filiale de Gazprom, la compagnie russe réalise un chantier estimée à 9 milliards de dollars en Sibérie pour augmenter ses capacités de production de polymères, matériaux à la base de plastiques obtenu à partir des produits résultant de l’extraction de pétrole et gaz.

Cet accord met avant l’avancée constante des relations sino-russes, après des échanges timides ces dernières années. D’ailleurs, le président russe, Vladimir Poutine, ne tarit pas d’éloge envers Beijing, assurant que l’Empire du lieu est « le principal partenaire de la Russie ».

« Commerce, projets dans la sphère humanitaire et dans l’espace: Moscou et Pékin font preuve d’une coopération remarquable et se fixent pour objectif de la développer encore davantage », a expliqué le président russe lors d’un point presse.

D’ailleurs, « j’ai un grand plaisir à constater le caractère véritablement amical des relations que nous avons établies avec la Chine », a indiqué ce dernier, ajoutant que « sans aucune exagération, les relations que nous avons dans de nombreux domaines-clés revêtent un caractère stratégique ».