La Chine fait face à un risque accru de transmission locale de Covid-19 en hiver en raison de cas importés alors que la propagation de la pandémie mondiale s’accélère, selon un haut responsable de l’autorité sanitaire du pays.

De novembre à mars, il pourrait y avoir des cas sporadiques de Covid-19 dans certaines régions de Chine et des cas de clusters dans d’autres, a déclaré Li Bin, vice-ministre de la Commission nationale de la santé, lors d’une conférence de presse.

«Le travail de prévention et de contrôle des épidémies en Chine ne peut pas être relâché un seul instant», a assuré ce dernier. D’autant plus que des pays comme l’Inde, le Brésil et la France signalent quotidiennement des dizaines de milliers de nouvelles infections.

En revanche, la Chine a largement contrôlé la propagation du coronavirus depuis le début de l’été, bien que des zones d’infections communautaires aient périodiquement frappé certaines parties du pays, dont à Beijing et au Xinjiang.

Récemment, quelques cas locaux liés aux importations de produits alimentaires sont apparus dans la ville portuaire de Tianjin, au nord du pays, tandis qu’un employé de l’aéroport de Shanghai a contracté le virus même s’il n’a eu aucun contact direct avec des patients infectés.

Les responsables de Commission nationale de la santé ont indiqué qu’il y avait une augmentation des cas importés parmi les voyageurs en provenance de l’étranger.

La Chine bloque toujours la délivrance de visas pour certains ressortissants étrangers tout en limitant les mouvements sortants non urgents des citoyens chinois, a déclaré Yin Chengji, commissaire adjoint de l’administration nationale de l’immigration.

La Chine a également pris des mesures plus strictes sur les aliments surgelés importés, après avoir effectué des contrôles aléatoires sur plus de 870 000 échantillons, a déclaré Bi Kexin, un fonctionnaire de l’Administration générale des douanes.

L’administration exige désormais une certification de la part des fournisseurs et les régulateurs du marché devraient prendre des mesures plus sévères contre les aliments surgelés introuvables, a souligné Chen Xu, un fonctionnaire de l’Administration d’État pour la réglementation du marché.

Interrogé sur la question de savoir si la Chine créerait de soi-disant « bulles de voyage » (nuveau modèle touristique= avec des pays moins touchés par le virus, Luo Zhaohui, vice-ministre des Affaires étrangères, a déclaré que ce n’était pas le bon moment.

«Pour les bulles de voyage en boucle fermée, nous ne nions pas cette possibilité, mais nous pensons que les conditions ne sont pas encore réunies», a indiqué ce dernier. Cependant, Hong Kong et Singapour ont convenu d’ouvrir la première bulle du voyage en Asie à la fin du mois de novembre.

Concernant la possibilité par la Chine de recevoir et aider à traiter des patients d’autres pays, Luo Zhaohui a précisé que la Chine pourrait envisager d’envoyer des experts chinois dans ces pays pour prêter leur assistance.

Il a également mis en garde les citoyens chinois contre les voyages à l’étranger. « Notre conseil est de ne pas aller à l’étranger », a assuré le vice-ministre des Affaires étrangères.