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ECONOMIE

Le secteur financier chinois commence à se libéraliser

Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la mondialisation est une « tendance historique irréversible », lors du sommet annuel du forum de l’Asie-Pacifique (Apec), à Danang au Vietnam.

Les échanges doivent être repensés pour être « plus ouverts, plus équilibrés, plus équitables et bénéfiques pour tous« , a-t-il expliqué, se plaçant de nouveau comme leader du libre-échange. « Nous devrions soutenir le libre-échange et pratiquer un régionalisme ouvert pour permettre aux pays en développement de tirer davantage profit du commerce et des investissements internationaux », a poursuivi le président chinois.

Xi Jinping au Sommet de l’APEC en 2016

Le gouvernement a d’ailleurs  annoncé en parallèle avoir élargi l’accès des entreprises étrangères à son secteur financier. Ainsi les plafonds des participations des firmes étrangères dans les sociétés financières locales seront relevés, ces dernières pouvant dès lors devenir majoritaires.

Les firmes étrangères pourront désormais augmenter leur participation dans des coentreprises de courtage de valeurs mobilières et de dérivés et de fonds d’investissement, passant de 49% actuellement à 51%.

La mesure prend effet immédiatement, cependant ce nouveau plafond de 51% va s’appliquer après un délai de trois ans aux compagnies d’assurance-vie et que les limitations à l’actionnariat étranger dans les banques et gérants de fonds locaux sont aussi levées. Les firmes étrangères ne pourront devenir entièrement propriétaires de sociétés financières chinoises qu’au terme d’un délai de trois ans, et de cinq ans pour les compagnies d’assurance.

Interrogé par l’agence de presse Reuters, Ken Jarrett, président de la Chambre de commerce américaine à Shanghaï, a indiqué : « ouvrir davantage les services financiers était effectivement l’une de nos priorités », ajoutant que « c’est un pas dans la bonne direction; il faudra voir ça en détail car, en Chine, il importe de savoir lire entre les lignes mais ce déplafonnement est quoi qu’il en soit bienvenu ».

La Chine ne souhaitait pas ouvrir son secteur financier. Mais face à la baisse de la croissance économique et au tassement des investissements étrangers dans le pays, le gouvernement a décidé d’accélérer l’ouverture de son marché.

Le gouvernement exerce toujours un contrôle strict des changes afin de limiter la fuite des capitaux, tout en ouvrant de nouveaux canaux pour attirer les investissements et création d’entreprise venant de l’extérieur. Cependant, les groupes étrangers restent minoritaires dans le secteur financier.

L’agence Reuters avait révélé le  novembre que Beijing allait pour la première fois autoriser les banques étrangères à prendre une participation de 51% maximum dans les coentreprise de titres sur le continent chinois et à nouer des partenariats avec des sociétés non financières locales. « On dirait que c’est bien mais en réalité c’est trop peu et trop tard », a estimé Keith Pogson, d’EY.

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