A l’occasion d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère sud-coréen des affaires étrangères Cho June-hyuck, a assuré que « les efforts de la communauté internationale visant à faire pression sur la Corée du Nord ne seront pas affectés par l’opposition de la Chine au déploiement en Corée du Sud du système américain de défense antimissile THAAD ».

Pour ce dernier, « l’engagement de la communauté internationale à mettre en place les sanctions contre la Corée du Nord ne faiblira pas facilement ». Il répondait aux questions de la presse qui demandait si le déploiement du THAAD allait affaiblir l’engagement de la Chine à sanctionner la Corée du Nord vis-à-vis de son programme nucléaire et ses provocations militaires.

Le 9 août, le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas réussi à se mettre d’accord sur une déclaration commune condamnant la Corée du Nord pour son tir d’un missile balistique le 2 août, qui a terminé sa course dans les eaux japonaises.

La demande de Beijing stipulait, selon Le Monde, que « toutes les parties concernées doivent éviter d’entreprendre toute action susceptible de provoquer les autres et de faire monter les tensions, et ne doivent pas déployer de nouveau bouclier antimissile balistique en Asie du Nord-Est en prenant pour excuse de réagir aux menaces des programmes nucléaires et de missiles de la Corée du Nord ».

Cette demande a été refusée, empêchant la publication d’une déclaration commune contre Pyongyang. « La position de la communauté internationale sur la Corée du Nord semble avoir pris racine suite à l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité (2270)« , a expliqué Cho June-hyuck.

Cette résolution comprend plusieurs mesures punitives contre la Corée du nord, afin que le président Kim Jong-un abandonne ses programmes nucléaire et balistique.

« Il n’y a pas de différence d’opinion parmi les membres du Conseil de sécurité en ce qui concerne la condamnation des provocations nord-coréennes, qui enfreignent clairement les résolutions du Conseil« , a assuré le porte-parole.