dimanche, mars 24

Soutien psychologique pour éviter les mouvements de contestation

La Commission nationale de la santé et de la planification familiale a annoncé la mise en place d’un personnel spécial, désigné pour « contacter les familles affrontant des difficultés particulières », et principalement la perte d’un enfant unique lors d’une catastrophe, d’une maladie, …

La commission propose aux parents un soutien psychologique, en cas d’accident, de maladie grave, à la suite d’une catastrophe naturelle, d’un décès ou d’autres situations jugées « graves ».

D’après « le rapport sur le développement du vieillissement démographique en Chine », publié en 2012, par le Bureau national du Troisième Age, plus d’1 million de familles avait perdu leur enfant unique. Ce chiffre augmente chaque année de 76’000 familles.

D’autant plus qu’avec la perte d’une enfant unique, les parents n’ont plus personne pour s’occuper d’eux, une fois à la retraite, comme l’exigence les conventions sociales.

Désormais, pour éviter toute contestation, pouvant prendre de l’ampleur, un cadre dirigeant et un résident du village ou du quartier de la famille seront désormais présents auprès de la famille, pour aider, soutenir et être à l’écoute.

Ce binôme est désigné à partir de certaines conditions, elles peuvent être volontaires, membres du planning familial, ou encore médecins de familles. Les deux référents seront mit en relation avec la famille, via les responsables des plannings familiaux des districts.

La mission du binôme est de rendre des visites régulières aux personnes, de les appeler, de communiquer avec eux sur internet, etc. Globalement, de « pendre des nouvelles quotidiennement et apporter du réconfort ».  

La commission souhaite ainsi « régler les difficultés et problèmes de communication qui subsistent » parfois entre la population et les autorités.

Il s’agit aussi d’éviter tout mouvement de contestation, comme cela a pu être le cas dans le passé, lors du tremblement de terre au Sichuan, l’empoissonnement de bébé au lait à la mélanine, ou récemment les mouvements de protestation de personnes âgées qui ont perdu leur enfant et ne peuvent compter sur personne pour les aider financièrement et  moralement.

Désormais, les parents « pourront être contactées en cas d’accident, de maladie grave, à la suite d’une catastrophe naturelle, d’un décès ou d’autres situations graves », assure la commission.

Le personnel se rendra aussi dans les familles lors des « dates anniversaires importantes », car « il faut, à travers une communication facile, instaurer un travail de réconfort et de soins pour les familles », précise la note de la Commission nationale de la santé et de la planification familiale.

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