Taïwan prévoit la construction de 66 avions, dont le premier vol inaugural devrait avoir lieu d’ici 2020. La République de Chine tient à renforcer son équipement militaire, afin de faire face à un conflit armé avec la Chine, qui n’a jamais renoncé à l’utilisation de la force pour reprendre ce qu’elle considère comme son territoire.

« La flotte de 66 avions sera livrée d’ici 2026 », a annoncé ce mardi 6 février, l’Institut national des sciences et technologies Chung-shan, rattaché au ministère de la défense de Taïwan. Ils seront  développés conjointement par l’Institut, le ministère de la Défense et Aerospace Industrial Development Corp.

« Investir plus de 68 milliards de dollars (2,19 milliards de dollars) dans le nouveau modèle de train à réaction avancé, non seulement jette les bases du développement de notre capacité future de combat aérien, mais permet également à notre industrie aérospatiale de continuer à se développer », a déclaré Tsai Ing-wen lors de la signature du projet, devant l’agence de presse britannique, Reuters.

Cette dernière a mit en exergue le retard prit par Taïwan, ces 30 dernières années dans le secteur de l’aérospatial, faisant référence à l’avion de combat Indigenous Defense Fighters (AIDC F-CK-1) datant des années 1990.

« Nous n’avons pas encore 30 ans à perdre« , a indiqué la dirigeants de Taïwan. D’ailleurs, cette dernière a prévu dans le dernier budget 2017 d’allouer 58,6 milliards de dollars pour développer ses propres avions, sur une durée de 12 ans.

Les 66 avions prévus sont destinés à entraîner les pilotes d’avions de combat, et non pour entamer la guerre.  Cependant, l’armée taïwanaise a entamé le 18 janvier des exercices militaires simulant une attaque venue de la Chine continentale.

L’objectif de cet exercice était de rassurer la population après le passage du porte-avions Liaoning, dans la zone taïwanaise d’identification de défense aérienne (ADIZ) au sud-ouest, non loin des eaux taïwanaises.