Taïwan a été classé pour la 2ème année consécutive, parmi les Etats « libres » dans le monde, alors que la Chine continentale est considérée comme un pays non libre et Hong Kong, partiellement libre, d’après le dernier rapport de Freedom House.

« La démocratie et la liberté ne peuvent pas être tenues pour acquises, comme le montre le dernier Rapport sur les libertés dans le monde publié par Freedom House. Taiwan est fier d’être l’une des démocraties les plus libres d’Asie et continuera à être un phare pour la région », a réagi le 17 janvier la dirigeante, Tsai Ing-wen.

Publié le 16 janvier, le rapport a de nouveau attribué à Taiwan la note maximale de 1, tant en matière de droits politiques que de respect des libertés publiques, et ce pour la deuxième année consécutive. Les notes sont attribuées sur une échelle allant de 1 à 7.

L’étude, réalisée par des universitaires et experts concerne l’ensemble de l’année 2017. Elle mesure le respect de la liberté d’expression, le droit d’association, l’état de droit et des libertés individuelles dans 195 Etats et 14 territoires. Parmi eux, 45% ont été comme Taïwan jugés « libres », 30% « partiellement libres » et le reste « non libres ».

Sur l’échelle des libertés, Taïwan obtient cette année un score de 93 sur 100, en hausse de deux points par rapport au rapport 2017. Hong Kong possède un score de 59 sur 100, en tant que territoire « partiellement libres », car les efforts apparents des autorités pro-Beijing pour éradiquer le mouvement d’autodétermination ont inclus l’expulsion des législateurs pro-démocrates de la législature

La Chine, jugée autoritaire

De son côté, la Chine continentale est considérée comme n’étant pas libre, avec un score de 14 sur 100. Le régime autoritaire de la Chine est devenu de plus en plus répressif ces dernières années. Le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir renforce son contrôle sur les médias, les discours en ligne, les groupes religieux et les associations de la société civile, tout en sapant les réformes de l’état de droit déjà modestes, a écrit Freedom House sur son site internet.

Le dirigeant du PCC et président de l’État, Xi Jinping, « consolide son pouvoir personnel à un degré jamais vu en Chine depuis des décennies ». Freedom House a estimé que « la société civile naissante et les mouvements des droits de l’homme ont lutté au milieu d’une répression pluriannuelle, mais continuent de chercher des moyens de protéger les droits fondamentaux et de partager des informations non censurées, marquant parfois des victoires mineures ».