Les zones de crise se multiplient en Chine et en Asie. De la guerre commerciale entre Beijing et Washington aux tensions à Hong Kong, l’Empire du milieu fait face à plusieurs crises.

1/Hong Kong: Pékin finira-t-il par intervenir?

Depuis deux mois, des manifestations pro-démocratiques se déroulent à Hong Kong, suite à une proposition de loi visant à extrader les ressortissants hongkongais vers la Chine contientane. Suite au massif mouvement de contestation, le projet de loi a été mit de côté.

La contestation s’est par la suite élargie, avec plusieurs revendications : le suffrage universel, la démission de Carrie Lam, la libération des manifestants arrêtés, … La revendication d’une réforme de la loi électorale inquiète les autorités chinoises qui ont déclaré que «ceux qui jouent avec le feu périront avec le feu».

Toutefois, une intervention militaire de l’armée chinoise n’est pour l’heure pas envisagée car elle changerait radicalement la situation. Raison aussi pour laquelle les manifestants ne parlent pas d’indépendance de Hong Kong, une ligne rouge à ne pas franchir.

2/Chine – Etats-Unis, de guerre commerciale à conflit technologique

La rivalité entre la Chine et les États-Unis se situent à plusieurs niveaux : commercial, technologique, armement … Washington a annoncé son intention de mettre en place le 1er septembre de nouvelles taxes sur les importations chinoises.

Suite à cela, Beijing a décidé de diminuer l’importation de certains produits agricoles américains et de déprécier sa monnaie, le yuan, déclenchant la fureur de Donald Trump. Le président américain accuse les chinois de dévaluer leur monnaie pour gagner du temps, et attendre les résultats de l’élection présidentielle de 2020.

Autre sujet de tension, la Chine contourne l’embargo américain contre le pétrole iranien.

3/États-Unis – Russie – Chine: vers une nouvelle course aux armements?

Début août, les États-Unis sont formellement sortis du traité INF, l’un des grands textes de la Guerre froide, signé en 1987 par Washington et Moscou pour mettre fin à la crise des euromissiles.

D’après certains experts, les américains se sont retirés de ce traité, pas seulement parce que la Russie ne le respecte pas, mais surtout pour se confronter à la Chine. Le texte interdit tous les missiles terrestres (nucléaires ou non) de portée intermédiaire (de 500 à 5500 km de portée).

Mais de son côté, la Chine, non signataire du traité, a développé plusieurs programmes d’armements du même type. Pour Washington, cela représente une menace pour la présence américaine en Asie.

Le nouveau chef du Pentagone, Mark Esper, a annoncé le déploiement de nouveaux missiles «le plus vite possible» dans cette région. La Chine a menacé de représailles, notamment des sanctions économiques contre les alliés américains.