L’administration Trump a de nouveau reconnu dans un rapport publié le 17 octobre que le gouvernement chinois n’était pas coupable de sous-évaluer le yuan pour doper ses exportations.

Donald Trump (Wikimedia)

Contrairement aux déclarations du candidat Donald Trump pendant sa campagne électorale, le Trésor américain a assuré dans son rapport sur les devises, remis deux fois par an au Congrès, qu’« aucun grand pays partenaire » n’a manipulé sa monnaie entre janvier et juin 2017.

En plus de ne pas manipuler sa monnaie, l’administration Trump a salué à demi-mot les récentes mesures chinoises comme les contrôles de capitaux, ayant permis d’éviter une dépréciation compétitive de la monnaie, le yuan (ou renminbi).

Les Etats-Unis dénoncent néanmoins l’excédent commercial « persistant » de la Chine, qui a atteint 357 milliards de dollars (317,7 milliards d’euros) en biens de juin 2016 à juin 2017.

Face à l’ampleur de la situation, les américains veulent que la Chine ouvre son marché aux biens et services américains. Cependant, Washington reconnaît qu’après « avoir résisté pendant dix ans à l’appréciation du renminbi », le gouvernement chinois a pris des mesures sur le marché des changes et récemment « empêché une dépréciation désordonnée de sa monnaie qui aurait eu des conséquences négatives pour les Etats-Unis, la Chine et le monde entier ».

La Chine n’a pas été officiellement épinglée par le Congrès pour la manipulation de sa monnaie depuis 1994. Le rapport américain dresse une liste de partenaires qu’il « surveille » pour leurs pratiques commerciales et particulièrement sur le plan des devises. Taïwan, qui a réduit ses interventions sur les marchés des changes, a été retiré de la liste des pays sous surveillance.