Dans son rapport de présentation, le président Xi Jinping a indiqué que son économie « ne va pas fermer ses portes au monde », mais plutôt « s’ouvrir encore davantage », promettant un traitement « équitable » aux entreprises étrangères présentes en Chine.

« L’ouverture nous amène le progrès, la fermeture nous ramène en arrière. La Chine ne va pas fermer ses portes au monde, mais s’ouvrir encore davantage », a-t-il assuré. Ce dernier a assuré que le gouvernement « protégera les droits et intérêts légitimes des investisseurs étrangers et toutes les entreprises enregistrées en Chine seront traitées sur un pied d’égalité et équitablement ».

Xi Jinping s’est donc engagé à « développer un nouveau modèle commercial et industriel » pour le géant asiatique, assurant que « l’ouverture amène le progrès, le repli sur soi conduit à la régression ».

En janvier 2017, Xi Jinping avait vanté lors du Forum économique mondial à Davos, la mondialisation et de ses bienfaits, assurant que la Chine « garderait ses portes grandes ouvertes » face aux apparentes tentations protectionnistes aux Etats-Unis.

Xi Jinping présente sa vision de la mondialisation

Malgré les déclarations des hauts dirigeants chinois depuis 2012, le gouvernement est souvent accusé de protectionnisme par ses partenaires commerciaux, particulièrement Washington et Bruxelles.

En septembre la Chambre de commerce de l’UE à Beijing, avait relayé les doléances des entreprises européennes qui « sont lassées de ces promesses, connaissant bien cette litanie d’engagements (…) jamais matérialisés ». La chambre avait exhorté les autorités à « supplanter les mots par des actes concrets ».

Les sociétés étrangères sont interdites d’accès à plusieurs secteurs, et dans d’autres, elles doivent impérativement s’associer en coentreprise avec un partenaire local, étant forcées à des transferts technologiques pour pouvoir travailler en Chine.