Les Philippines ont signalé ce 2 février la première mort à l’étranger due à l’épidémie du nouveau coronavirus originaire du Wuhen, en Chine, où de nouvelles infections confirmées ont atteint un record quotidien de 14 000 cas.

Les autorités philippines ont indiqué qu’un homme de 44 ans de la ville de Wuhan, dans la province du Hubei, était décédé des suites d’une pneumonie grave. Il s’agissait du premier décès signalé sur plus de 130 cas dans environ deux douzaines d’autres pays et régions en dehors de la Chine continentale.

Le bilan des décès dus à l’épidémie de coronavirus en Chine a atteint 304 à la fin de la journée du 1er février, a annoncé la Commission nationale de la santé du pays.

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Tous les nouveaux décès en Chine et la plupart des nouvelles infections ont eu lieu à Hubei, l’épicentre de l’épidémie de coronavirus grippal.

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La Chine est s’isole, mettant plusieurs villes en quarantaine, alors que plusieurs pays ont décidé de restreindre les voyages vers la Chine, les compagnies aériennes suspendent leurs vols et les gouvernements évacuent leurs citoyens.

Le 30 janvier, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’épidémie était une « urgence de santé publique de portée internationale », mais a assuré que les restrictions au commerce mondial et aux voyages n’étaient pas nécessaires.

Cependant, certains pays ont cédé à la panique en intensifiant les contrôles aux frontières, et interdisant aux ressortissants étrangers qui étaient en Chine d’entrer sur le territoire, notamment à Singapour, aux États-Unis et en Australie.

La Russie a introduit des restrictions de visa et commencera à évacuer les citoyens russes les 27 et 28 janvier, ont rapporté les agences de presse Interfax et TASS.

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Les Philippines ont également élargi leur interdiction de voyager pour inclure tous les étrangers en provenance de Chine, élargissant une restriction antérieure qui ne couvrait que ceux du Hubei.

Le 1er février, le ministère chinois de l’environnement a exhorté les gouvernements locaux à accélérer l’élimination des eaux usées médicales et urbaines pour empêcher la propagation du virus.

Les autorités locales dans les zones de quarantaine doivent aussi désinfecter les excréments et les eaux usées. Car des traces génétiques du coronavirus ont été trouvées dans les fèces de certains patients, a indiqué l’autorité sanitaire de Shenzhen.