Le ministre mauricien des affaires étrangères et du commerce international, Vishnu Lutchmeenaraidoo, a annoncé la volonté du gouvernement d’explorer de nouvelles pistes de coopération, notamment associer Beijing à sa politique africaine.

Cette déclaration a eu lieu lors d’une réunion de travail avec une délégation chinoise, à Floréal, dans le cadre des événements organisés pour célébrer le 45ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’île Maurice.

Vishnu Lutchmeenaraidoo a également souligné que la dynamiques, mise en place ces dernières années entre la Chine et Maurice, facilitait grandement les échanges et encourageait la mise en œuvre de mesures ambitieuses dans l’intérêts des deux pays.

« De grands chantiers de coopération économique sont en gestation. Maurice et la Chine se penchent sur la mise en place d’une zone de libre-échange. Cette perspective ouvre de nouvelles voies sur le marché africain« , a souligné le chef de la diplomatie mauricienne à Xu Jinghu, représentante spéciale du gouvernement chinois pour les affaires africaines.

Le ministre des affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo, et l’ex-ambassadeur de Chine à Maurice, Li Li

De son côté, cette dernière a assuré que l’île « Maurice peut devenir le pont entre la Chine et l’Afrique ». Dans une interview accordée à Le Défi Média, la dirigeante de la délégation a indiqué que « Maurice occupe une situation géographique avantageuse ».

L’île « possède tous les atouts pour être le trait-union entre la Chine et le continent africain. Sur le plan financier, la Bank of China a établi une succursale à Maurice. Elle couvrira non seulement l’économie mauricienne, mais aussi d’autres pays en Afrique. D’autre part, Maurice peut être une plateforme importante pour les pays africains qui souhaitent investir en Chine ».

D’ailleurs, pour le ministre mauricien, Beijing peut également s’appuyer sur l’appartenance de Maurice à des organisations panafricaines, telles que le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la Commission de l’océan Indien (COI) et éventuellement de la Zone d’échanges tripartite (COMESA, SADC, Communauté d’Afrique de l’Est).

Un vaste marché à la portée de la Chine, grâce à Maurice. Vishnu Lutchmeenaraidoo a souligné que les entreprises chinoises pourraient utiliser les ports de Maurice pour plus de sécurité.