Le gouvernement chinois aurait envoyé un message de bonne volonté à Washington, dans lequel il assure faire pression sur la Corée du Nord sous 100 jours.

Ce courrier intervient alors que Pyongyang a effectué le 21 mai de nouveau tirs de missile déstabilisant. Le président Xi Jinping avait demandé lors de sa rencontre début avril avec son homologue américain, Donald Trump, de ne pas entreprendre de mesures unilatérales sévères contre la Corée du Nord dans les 100 jours à venir.

Beijing s’est engagée durant cette période à obtenir des changements dans la politique nord-coréenne, d’après le journal japonais Asahi, citant des sources japonaises et américaines.

Or Washington attend beaucoup de la part de la Chine, qui « représente 90% des échanges commerciaux nord-coréens, la Chine a un levier économique sur Pyongyang qui est unique et son rôle est particulièrement important », a déclaré en avril Rex Tillerson en présence de son homologue chinois Wang Yi.

Donald Trump veut que les autorités chinoises utilisent ce levier économique pour faire fléchir Pyongyang. Auquel cas, les États-Unis imposeraient unilatéralement des sanctions contre les principales entreprises chinoises, y compris financières, qui coopèrent avec la Corée du Nord.

La période de 100 jours expire début juillet, au moment où aura lieu le sommet des chefs d’État et de gouvernement, les 7 et 8 juillet 2017 au Hambourg. Les dirigeants chinois et américains devraient discuter de la situation en Corée du Nord.

Entre-temps, un missile balistique de moyenne portée Pukguksong-2 a été lancé dimanche 21 mai à partir d’un endroit situé près de Pukchang, précise l’état-major interarmes sud-coréen, ajoutant que le missile a effectué un vol de 500 km et aurait fini sa course dans la mer du Japon.

De son côté, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a jugé « parfait à 100% » le tir du missile et  lancé le déploiement du nouvel engin.