Le ministère de la Santé a fait état le 15 janvier de 144 nouveaux malades du Covid-19, un chiffre qui n’a pas été aussi élevé depuis le 2 mars 2020.

Après l’apparition d’un foyer de Covid-19 dans les zones rurales du Hebei, autour de la Beijing, la Chine a placé 20.000 habitants en quarantaine forcée, le 15 janvier.

Grâce à des dépistages massifs, à des confinements, à la filtration des voyageurs provenant de l’étranger ou encore au suivi des déplacements, l’épidémie de Covid-19 a largement été enrayée depuis le printemps.

« Pour entrer dans le comté de Zengcun, il faut porter des combinaisons de protection, et le véhicule doit être désinfecté. Sur la route qui mène au village de Xiaoguozhuang, nous voyons des ruraux portant des bagages, habillés d’épais vêtements d’hiver, qui attendent devant le bus », a expliqué Zhongguo Xinwen Zhoukan, l’hebdomadaire de Beijing, cité par Courrier International.

La plupart des nouveaux cas sont enregistrés dans le Hebei, la province qui entoure Beijing, et où 22 millions de personnes sont déjà soumises à une forme ou à une autre de confinement.

Cette petite résurgence épidémique de Covid-19 semble être le résultat d’une circulation du virus dans les zones rurales de certaines grandes villes, notamment de Shijiazhuang, le chef-lieu provincial et épicentre du nouveau foyer.

Le 2 janvier, le premier cas positif a été détecté à Xiaoguozhuang, village, près de l’aéroport international de Shijiazhuang, capitale du Hebei, non loin de Beijing. « L’entrée du village est gardée par une équipe de quatre ou cinq personnes, composée de policiers et de villageois, en poste vingt-quatre heures sur vingt-quatre« , a constaté le magazine, cité par Courrier International.

L’ensemble des habitants du village, soit 4 700 personnes, ont été transférés vers des lieux de confinement collectif. Le magazine économique Caixin a révélé que les habitants des douze villages du comté de Zengcun ont été invités, le 11 janvier, à se déplacer pour une quarantaine centralisée.

Plus de 20.000 habitants de villages situés aux alentours ont ainsi été placés depuis mercredi en quarantaine dans des hôtels, a indiqué la télévision publique CCTV.

«Il est naturel qu’ils soient anxieux et paniqués», a indiqué à la chaîne Liu Jinpei, une psychologue mobilisée dans l’opération. Les autorités ont mis en place un numéro de téléphone pour assurer un soutien psychologique.

La Chine tente d’éviter toute envolée des infections de Covid-19 à l’approche des vacances du Nouvel an lunaire, du 11 au 17 février, qui voient chaque année des millions de chinois prendre les transports pour rentrer dans leurs familles. La Chine compte vacciner 50 millions de personnes de groupes à risque avant les fêtes.

La priorité n’est pas donnée à la vaccination des personnes âgées, mais surtout aux travailleurs en contact avec le public, comme les chauffeurs de bus ou les employés de magasins.

Selon Xiao Zhifeng, le directeur adjoint des autorités sanitaires de l’arrondissement, la vaccination des groupes à risque sera terminée d’ici le Nouvel an lunaire (12 février) et sera ensuite étendue à l’ensemble de la population.

Le ministère chinois de la Santé a fait état le 14 janvier du premier mort du Covid-19 depuis près de huit mois dans le pays.