Le gouvernement chinois a annoncé le19 septembre 2022 que 30% de ses terres faisaient désormais partie de son programme «ligne rouge de protection écologique».

La création de parcs nationaux et la restauration d’écosystèmes précieux ont permis de porter la superficie totale protégée à plus de 30% du territoire chinois, a déclaré Zhuang Shaoqin, vice-ministre chinois des Ressources nationales.

Ce chiffre est conforme à l’objectif recommandé par les Nations unies, qui vise à protéger au moins 30% des terres et des océans de la planète d’ici à 2030. La Chine n’a pas encore formellement accepté cet objectif, qui sera évoqué lors des discussions sur la diversité biologique durant la 15e réunion de la Conférence des Parties (COP15) qui se tiendrait à Montréal au Canada du 7 au 19 décembre.

La Chine a proposé son programme de «ligne rouge» pour la première fois en 2011, afin de mettre un terme à des décennies de «développement irrationnel». Selon le premier Livre blanc sur la biodiversité, la Chine a mit en place toute une série de mesures parmi lesquelles la protection de l’environnement et « la promotion du développement tout en mettant en œuvre des initiatives, telles que le renforcement institutionnel des parcs nationaux et la délimitation des lignes rouges pour la protection écologique ».

Dans tout le pays, les autorités ont démoli des maisons, des ateliers et des centrales hydroélectriques afin d’atteindre leurs propres objectifs locaux en matière de «ligne rouge». La politique de protection de la biodiversité est drastique, et la Chine a élaboré des plans d’action à moyen et long terme impliquant la conservation et la gestion de la biodiversité, et la surveillance de l’application des lois en la matière. D’ailleurs, des mesures ont aussi été prises contre des agriculteurs qui étendent illégalement leurs exploitations sur des terres protégées.