Le géant chinois des télécoms Huawei a salué le 24 février les commentaires du président américain Donald Trump sur l’avenir des télécommunications mobiles aux Etats-Unis.

Les négociateurs américains et chinois tentent de parvenir à un accord commercial normalement avant la date limite du 1er mars, à laquelle Washington menace d’imposer de nouveaux droits de douane à la Chine.

A lire aussi : Donald Trump reporte l’échéance du 1 er mars

Donald Trump a estimé le 22 février qu’il y avait « une très bonne chance » qu’un accord soit conclu et il s’est dit ouvert à un report de la date limite qu’il a lui-même fixée.

Huawei est aussi au centre de tensions entre la Chine et les Etats-Unis depuis plusieurs mois. En cause. Washington estime que l’équipementier télécoms chinois est utilisé par le gouvernement chinois pour espionner, via sa législation, les pays dans lesquels ils sont implantés.

Alors que Barcelone accueille le Mobile World Congress (MWC), le plus grand événement mondial des technologies mobiles, Guo Ping, président de Huawei, a réaffirmé que son groupe n’avait jamais permis ni ne permettra à des pays de se livrer à des actes d’espionnage via des équipements.

Fondateur de Huawei, Guo Ping s’est aussi félicité des déclarations de Donald Trump sur Twitter et a considéré qu’elles plaident pour le développement des infrastructures télécoms via la concurrence, et non par des blocages d’accès aux réseaux, sont « claires et correctes ».

Ne désignant pas directement Huawei, les messages de Donald Trump semblent modérées les positions de Washington qui a demandé à ses alliés de ne pas utiliser les technologies de Huawei.

« J’ai relevé les messages du président sur Twitter, il dit que les Etats-Unis ont besoin d’une 5G, voire d’une 6G à l’avenir, plus rapide et plus efficace. Il a pris conscience que les Etats-Unis se sont fait distancer sur ce terrain et je pense que son message est clair et correct », a déclaré Guo Ping.

Il a aussi appelé les fabricants d’équipements télécoms, les opérateurs de réseaux et les gouvernements à travailler ensemble pour élaborer des normes fiables permettant de gérer les risques liés à la cybersécurité.