Les Chinois et Japonais progressent dans la destruction du stock d’armes chimiques abandonnées par l’armée impériale nippone en Chine à la fin de la Seconde Guerre mondiale, a indiqué l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

Quelque 90 000 armes chimiques abandonnées ont été déclarées sur le territoire chinois, dans plus de 90 emplacements, a indiqué l’OIAC, basée à La Haye, aux Pays-Bas. « Sur les près de 90 000 armes chimiques abandonnées en Chine, 60 170 avaient été détruites en juin 2022 », selon les bilans fournis par les responsables chinois et japonais, a indiqué l’organisation dans un communiqué.

La coopération entre la Chine et le Japon « témoigne également de l’efficacité et du succès de la Convention », a salué l’Ambassadeur Ziad MD Al Atiyah, président du Conseil exécutif de l’OIAC et représentant permanent du Royaume d’Arabie saoudite auprès de l’organisation.

Bâtie par le Japon à Haerbaling, dans la province du Jilin, en 2014, une usine de destruction d’armes chimiques a commencé à neutraliser le plus grand stock de munitions abandonnées par l’armée impériale nippone à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les installations de destruction fonctionnent avec une main d’œuvre à la fois chinoise et japonaise, dans un cadre de coopération entre la Chine et le Japon, sur la question sensible des responsabilités de Tokyo pour son rôle pendant la dernière guerre.

La Chine et le Japon ont d’ailleurs signé la Convention des Nations unies sur l’interdiction des armes chimiques en 1997. En 1999, la Chine et le Japon ont signé un mémorandum dans lequel Tokyo s’engageait à fournir les fonds, l’équipement et le personnel nécessaires à l’excavation et à la destruction de toutes les armes chimiques abandonnées. Le terme a été plusieurs fois repoussé.

Des armes chimiques abandonnées par le Japon avaient été répertoriées sur plusieurs dizaines de sites en Chine, laissant courir un réel danger pour la sécurité de la population et pour l’environnement.

Le Japon avait procédé, en coopération avec la Chine et conformément aux dispositions de l’OIAC, à des opérations d’excavation et de récupération d’armes chimiques abandonnées. Une fois récupérées, ces armes sont souvent stockées dans des entrepôts provisoires en Chine.