Les législateurs chinois ont voté le 11 novembre l’adoption d’une décision sur la qualification des membres du Conseil législatif (LegCo) de la Région administrative spéciale de Hong Kong (RASHK).

La décision a été prise pour Hong Kong lors de la 23e session du Comité permanent de la 13e Assemblée populaire nationale, l’organe législatif suprême de la Chine, qui s’est clôturée le 11 novembre.

Ce vote permet au gouvernement de Hong Kong de destituer des députés. D’ailleurs, dès l’annonce de l’adoption de cette mesure, quatre élus pro-démocratie Alvin Yeung Ngok-kiu, Kwok Ka-ki, Kenneth Leung et Dennis Kwok ont été démis de leurs fonctions.

A la suite de l’annonce de la destitution des quatre députés, l’ensemble des élus du camp démocrate a fait savoir qu’il démissionnait collectivement pour protester contre ce que son porte-parole Wu Chi-wai qualifie de « violation manifeste de la Basic Law » (ou Loi fondamentale), la mini-constitution de Hong Kong.

Lors d’une conférence de presse, la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, avait indiqué que la Chine avait tout pouvoir dans l’appréciation et l’interprétation de la Constitution, et que les quatre représentants du camp démocrate ne seraient pas remplacés car des élections étaient déjà prévues dans 9 mois.