Le chiffre d’affaires d’Alibaba a atteint 21,8 milliards de dollars (153,8 milliards de yuans) sur le trimestre d’avril à juin.

Le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a annoncé une hausse de 34% de ses ventes au premier trimestre de son exercice décalé, grâce à l’explosion des dépenses sur internet malgré l’impact économique du coronavirus.

Le chiffre d’affaires du groupe basé à Hangzhou – un indicateur pertinent de la santé du groupe mais également de la consommation générale en Chine – a atteint 19,6 milliards d’euros (153,8 milliards de yuans) sur le trimestre d’avril à juin. Ce chiffre dépasse largement l’estimation du consensus d’analystes sondés par l’agence Bloomberg.

«L’activité commerciale principale en Chine (14 milliards de dollars) a entièrement retrouvé les niveaux antérieurs à l’épidémie dans tous les domaines», a écrit Alibaba dans un communiqué de presse.

Le nouveau coronavirus, apparu en Chine en décembre 2019, avait freiné l’économie chinoise en provoquant une chute historique de 6,8% de son PIB au premier trimestre 2020.

Mais Alibaba, comme d’autres groupes technologiques en Chine, a été largement épargné. D’ailleurs, le patron d’Alibaba, Daniel Zhang, a affirmé que la pandémie, le confinement et la distanciation physique étaient à l’origine du choix des consommateurs de se tourner vers les boutiques en ligne.

«Nous étions bien placés pour tirer profit de la croissance dans la transformation numérique, accélérée par la pandémie à la fois au niveau de la consommation comme de l’activité des entreprises», a-t-il déclaré, cité dans le communiqué. Alibaba a vu ses revenus issus de ses centres informatiques (cloud) augmenter de 59% à 1,7 milliard de dollars (1,53 mds€).

Enfin, Alibaba a également bénéficié d’importantes plus-values boursières, qui ont porté son bénéfice net à 6 milliards d’euros(47,6 milliards de yuans), un résultat plus que doublé (+124%) par rapport au même trimestre de l’exercice précédent.

Les bons chiffres d’Alibaba pourraient entraver le lobbying et les mesures de l’administration Trump pour freiner le développement des géants technologiques chinois, notamment après la campagne d’isolement du groupe de télécoms Huawei et les menaces de fermeture de l’application Tiktok, appartenant à l’entreprise chinoise ByteDance.

Le président américain Donald Trump a déclaré que ces deux sociétés représentaient des menaces pour la sécurité nationale des États-Unis et pour la sécurité des données personnelles des citoyens américains.

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L’actuel président-candidat américain a laissé entendre dernièrement que d’autres sociétés, dont peut-être Alibaba, étaient susceptibles d’être soumises à des mesures similaires. Donald Trump a également ordonné en mai une enquête sur les sociétés chinoises cotées sur les marchés financiers américains, dont Alibaba, JD.com, Baidu et bien d’autres.