Les géants technologiques chinois Alibaba, Baidu et Tencent ne seront pas inscrits sur la liste noire de Washington.

Le gouvernement fédéral américain étudiait la possibilité d’ajouter ces groupes à une liste noire du Département de la Défense comprenant des entreprises ayant des liens supposés avec l’armée, les services de renseignement ou l’appareil sécuritaire de la Chine.

Or le Pentagone et le département d’État avaient fait pression pour ajouter Alibaba, Tencent et Baidu à cette liste d’entreprises chinoises. Mais pour Roger Robinson, ancien responsable du Conseil de sécurité national américain, « retirer les ‘Big 3’ de la liste du Pentagone des entreprises chinoises liées à l’APL risque d’envoyer le message que l’inquiétude concernant les pertes potentielles des investisseurs américains remplace la protection des intérêts vitaux de la sécurité nationale américaine ».

« Cela dit, l’utilisation générale de sanctions très efficaces sur les marchés des capitaux contre ces entreprises chinoises affiliées à l’APL (Armée populaire de libération chinoise) est désormais établie », a assuré ce dernier.

Alibaba et Baidu sont cotés au Nasdaq, à New York, tandis que l’action de Tencent s’échange à la Bourse de Hong Kong. Selon le Wall Street Journal, des discussions animées ont eu lieu entre le Département du Trésor d’un côté et le Département de la Défense et le Pentagone de l’autre.

Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, refusait l’interdiction des trois entreprises chinoises, craignant les conséquences négatives pour les investisseurs américains. Alors que le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, voulait une ligne plus dure cotre les entreprises chinoises.

Steven Mnuchin a eu gain de cause, car Alibaba, Baidu et Tencent ne sont pas inscrit sur la liste noire, mais neuf autres entreprises chinoises seront ajoutées à cette liste noire ainsi qu’une centaine de filiales de groupes faisant déjà partie de la liste noire.

A l’approche de la fin officielle de son mandat de président des Etats-Unis, Donald Trump reste vindicatif vis-à-vis de la Chine. Le milliardaire républicain a récemment signé un décret visant à interdire, au nom de la «sécurité nationale», toute transaction avec huit services de paiement et applications chinois, dont Alipay, qui appartient à Ant Group dirigé par le fondateur d’Alibaba, Jack Ma, et WeChat Pay, une filiale de Tencent.