Le gouvernement envisage d’assouplir temporairement les quotas sur la production de voitures électriques, afin de permettre aux constructeurs automobiles très affectés par la pandémie de coronavirus de relancer leurs ventes en chute libre.

D’après des sources proches du dossiers, les autorités chinoises pourraient également repousser de six mois l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur les émissions de particules fines, a révélé l’agence de presse britannique Reuters.

En Chine, premier marché automobile mondiale, les ventes des constructeurs ont plongé de 79% en février 2020. Une contraction du secteur est attendu à environ 10% au premier semestre.

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« Les décideurs politiques sont conscients que promouvoir des modèles électriques dans un contexte de ralentissement mondial de la demande constitue une difficulté pour les constructeurs automobiles. Ils souhaitent que l’industrie automobile se redresse progressivement cette année », a déclaré l’une des quatre sources à Reuters.

Aucune décision définitive n’a été arrêtée par les autorités, mais des discussions sont en cours entre les responsables des ministères de l’Industrie et de l’Environnement, des constructeurs automobiles et d’autres organes.

En Chine, les véhicules électriques, les hybrides rechargeables et les modèles à pile à hydrogène doivent représenter environ un quart de la production d’un constructeur automobile d’ici 2025, contre 5% en 2019.

Cette loi pousse Tesla, Volkswagen , General Motors, Toyota, Geely et d’autres à accélérer leur production de véhicules dits à énergie nouvelle au détriment de voitures thermiques plus rentables.