La Bundesbank va placer une partie de ses réserves de change en yuan, contribuant à l’internationalisation de la devise chinoise.

« Le directoire de la Bundesbank a pris en juillet 2017 la décision d’investir à l’avenir dans le renminbi« , a indiqué le 15 janvier, la banque centrale de la première économie de la zone euro, à l’Agence France Presse.

Les premières opérations devraient intervenir « à l’issue de mesures techniques et d’organisation », d’après la banque, qui n’a donné aucun détail sur le montant devant  être investi ni la date des premiers placements.

« La décision d’accepter le renminbi fait partie d’une stratégie de diversification à long terme et reflète le rôle accru de la monnaie chinoise dans le système financier mondial« , a indiqué Joachim Wuermeling, membre du directoire de la Bundesbank en charge des marchés.

En 2016, la Chine a été le premier partenaire commercial de l’Allemagne : 1ère exportateur et 4ème exportatrice. Fin novembre 2017, les réserves de change de la Bundesbank se situaient à près de 170 milliards d’euros, dont 33 milliards d’euros en devises étrangères, 117 milliards d’euros en or et 19 milliards en créances envers le FMI.

La Bundesbank n’est pas la première banque à placer ses réserves en devise chinoises, la Banque centrale européenne (BCE) a commencé en juin 2017 à vendre une partie de ses réserves en dollars pour acquérir pour la première fois des yuans, pour l’équivalent de 500 millions d’euros.

L’internationalisation du yuan a réellement démarré en septembre 2016, lorsque le renminbi est devenu partie intégrante des droits de tirage spéciaux (DTS), qui est une unité de compte du FMI.

La monnaie chinoise a rejoint notamment les monnaies américaine et européenne. Avant cela, le yuan est devenue une monnaie d’échange dans plusieurs pays africains, dont l’Afrique du Sud.