Malgré l’entente entre les présidents chinois, Xi Jinping, et américain, Donald Trump, sur une  résolution pacifique du conflit avec Pyongyang, le gouvernement chinois a critiqué la réunion des Etats-Unis et leurs alliés sur le dossier.

Le président Xi Jinping a indiqué lors d’une conversation téléphonique à son homologue que « toutes les parties prenantes devraient faire des efforts conjoints pour maintenir l’élan durement acquis dans l’apaisement des tensions dans la péninsule coréenne et la création de conditions favorables à la reprise des négociations« .

D’après l’agence de presse Xinhua, le président chinois s’est félicité des changements positifs intervenus ces derniers mois, souhaitant que « les parties concernées s’efforcent de maintenir cette impulsion difficilement acquise« , afin d’apaiser les tensions dans la péninsule et de créer des conditions favorables à la reprise des pourparlers.

« La dénucléarisation de la péninsule coréenne et la préservation de la paix et de la stabilité dans la région sont dans l’intérêt de toutes les parties« , a indiqué Xi Jinping à Donald Trump.

De son côté, Donald Trump a déclaré que Washington appréciait « le rôle significatif joué par la Chine en vue de résoudre la question de la péninsule coréenne, promettant que les Etats-Unis étaient prêts à accroître la communication et la coordination avec la Chine sur ce dossier« .

Malgré cette bonne entente, Beijing a fustigé la prochaine réunion « sans légitimité ni représentativité » organisée entre les États-Unis et leurs alliés sur la Corée du Nord, au moment du réchauffement intercoréen.

Cette réunion, s’est ouverte le 16 janvier à Vancouver au Canada, en présence de diplomates et responsables militaires d’une vingtaine de pays. Le but est de constater l’application des sanctions contre le programme nucléaire de Pyongyang, et leur possible durcissement.

La Chine et la Russie ne participent pas à cette rencontre, bien qu’ils soient membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et des « Pourparlers à Six » avec les deux Corée, les États-Unis et le Japon mais interrompus depuis 2008.

Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, a déploré l’organisation de cette rencontre « à l’heure même où la communauté internationale est en train de chercher une méthode appropriée et une solution pacifique au problème nucléaire de la péninsule coréenne ».

De son côté, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a vivement critiqué le 15 janvier la réunion de Vancouver, estimant que les Américains et leurs alliés veulent « imposer leurs vues en se basant exclusivement sur le diktat et l’ultimatum » et sans « reconnaître la réalité d’un monde multipolaire« .