Les autorités chinoises ont diffusé le 31 juillet une vidéo de soldat en entraînement, dans le but de mettre en garde les contestataires qui, depuis deux mois, défient le pouvoir local pro-Beijing à Hong Kong.

D’une durée de trois minutes, la vidéo montre la force de frappe des troupes chinoises anti-émeutes. Mise en ligne par la garnison de l’Armée populaire de libération (APL) basée à Hong Kong, on y voit des soldats en manoeuvre, des blindés, des hélicoptères, et entre autre des lance-missiles.

Le gouvernement chinois n’a pas lésiné sur les moyens pour montrer sa capacité à réagir. On y voit aussi des soldats dispersaient des manifestants, qui sont ensuite menottés et emmenés vers des zones présentées comme des «lieux de détention».

« Toutes les conséquences sont à vos risques et périls », prévient un militaire par haut-parleur. Des militaires brandissent une banderole rouge où l’on peut lire : «Avertissement : cessez de charger ou nous utilisons la force». Ces scènes-chocs apparaissent comme un avertissement.

« Une série d’incidents d’une extrême violence se sont produits, causant un tort considérable à la prospérité et à la stabilité de Hong Kong et menaçant gravement l’État de droit et l’ordre social », a déclaré le chef de la garnison, Chen Daoxiang, lors d’une réception à l’occasion du 92ème anniversaire de la fondation de l’Armée rouge, ancêtre de l’APL.

La vidéo a été rendue publique le jour même où des dizaines de personnes ont été présentées à la justice à Hong Kong, pour avoir participé à des «émeutes» durant les manifestations de la semaine dernière.

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Le 24 juillet, le gouvernement chinois a rappelé que son armée pouvait être déployée dans les rues de Hong Kong, et ce, à la demande des autorités locales, afin d’y maintenir «l’ordre public». Même si les autorités chinoises ont prévenu lundi qu’elles ne pouvaient «tolérer des violences rampantes», c’est l’exécutif local qui continue de gérer la contestation.