L’Organisation Mondiale de la Santé a appelé le gouvernement chinois à participer aux enquêtes sur les origines animales du virus.
« L’OMS souhaiterait travailler avec des partenaires internationaux et, à l’invitation du gouvernement chinois, participer à l’enquête sur les origines animales », a indiqué un porte-parole de l’organisation, Tarik Jasarevic, à l’AFP.

L’OMS a expliqué qu’elle « croyait savoir qu’un certain nombre d’études visant à mieux comprendre l’origine de l’épidémie en Chine sont actuellement en cours ou prévues ». Mais « l’OMS ne participe pas actuellement à ces études en Chine », a souligné le porte-parole.

Fin janvier, une délégation de l’OMS conduite par son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus s’était rendue à Beijing pour rencontrer le président Xi Jinping et convenir de la visite en Chine d’une équipe internationale de scientifiques, y compris de l’OMS.

Le même mois, des experts du bureau de l’OMS en Chine avaient pu effectuer une visite de terrain dans la ville de Wuhan, berceau de l’épidémie. Débuté en décembre 2019, de la province du Hubei, l’épidémie a contaminé depuis plus de 3,2 millions de personnes dans le monde et fait au moins 230.000 morts.

Si un grand nombre de pays ou de dirigeants ont apporté leur soutien à l’OMS, certains ont commencé dénoncer les mesures engagées par l’OMS et le gouvernement chinois, les accusant d’avoir tardé à gérer l’épidémie.

Les Etats-Unis, qui ont suspendu leur financement à l’organisation, l’accusent d’avoir trop tardé à sonner le tocsin afin de ne pas froisser Beijing. Le président américain Donald Trump envisage de nouvelles taxes punitives contre la Chine après avoir acquis la certitude que le nouveau coronavirus provenait d’un laboratoire hautement sensible de Wuhan, et non d’un marché local d’animaux.

Selon l’OMS, les enquêtes en cours en Chine portent notamment sur des cas de personnes malades « dont les symptômes ont commencé à se manifester à Wuhan et dans ses environs à la fin de 2019, sur des échantillons pris dans les environs des marchés et des fermes des régions où les premiers cas humains ont été identifiés, et (…) sur des espèces sauvages et animaux d’élevage vendus sur ces marchés ».

Les résultats de ces études sont « essentiels pour prévenir toutes nouvelles introductions zoonotiques du virus qui cause le Covid-19 chez les humains« , a expliqué le porte-parole de l’OMS.

L’agence onusienne a indiqué qu’elle continue de collaborer avec des experts en santé animale et santé humaine, avec des pays et d’autres partenaires afin « d’identifier les lacunes et les priorités en matière de recherche pour la lutte contre le Covid-19, y compris l’identification éventuelle de la source du virus en Chine ».