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Hong Kong,RÉGIONS SPÉCIALES

Carrie Lam veut «éliminer» la violence «par l’application de la loi»

La cheffe de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, a assuré que si son «gouvernement n’a pas perdu le contrôle» de la situation, elle «n’abandonne pas le projet de mettre en place un plateforme de dialogue».

L’ors d’une conférence de presse le 27 août, Carrie Lam a expliqué que « la violence lors des manifestations antigouvernementales qui secouent Hong Kong depuis trois mois est de plus en plus préoccupante, mais le gouvernement hongkongais est convaincu de pouvoir gérer par lui-même cette crise ».

S’exprimant pour la première fois depuis les heurts entre manifestants et forces de l’ordre ayant entaché les rassemblements organisés le week-end dernier, elle a dit ne pas vouloir abandonner l’idée d’une plateforme de dialogue.

Cependant, elle a estimé que le moment n’était pas opportun pour mettre en place une commission indépendante chargée d’enquêter sur le déroulement des manifestations, bien qu’il s’agit d’une des revendications du mouvement de contestation.

«Nous devrions préparer une réconciliation au sein de la société en communiquant avec des personnes différentes (…) Nous voulons mettre fin à la situation chaotique à Hongkong», a déclaré Carrie Lam. Selon elle, son gouvernement n’a pas perdu le contrôle de la situation.

D’ailleurs jusqu’à présent, les autorités locales ont refusé de répondre aux cinq revendications principales des manifestants: le retrait définitif du projet de loi sur l’extradition, l’ouverture d’une enquête indépendante sur les violences policières présumées lors des manifestations, le rejet du terme «émeute» pour qualifier les rassemblements, l’abandon des charges contre les contestataires arrêtés et la reprise d’une réforme politique.

D’autres manifestations sont prévues dans les prochains jours et prochaines semaines, comme défi lancé aux autorités chinoises, qui envisagent d’intervenir pour mettre fin à la contestation alors qu’approche le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 1er octobre.

Débuté en avril du rejet d’un projet de loi qui aurait permis l’extradition de suspects vers la Chine continentale, le mouvement de contestation s’est élargi depuis le mois de juin à des revendications plus larges.

Parmi lesquelles la protection des libertés et de l’autonomie dont bénéficie l’ancienne colonie britannique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Nombre de Hongkongais estiment que la formule «un pays, deux systèmes», est aujourd’hui menacé par l’emprise croissante qu’exerce le pouvoir central chinois.

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