La police hongkongaise a interdit la tenue le 31 août d’une nouvelle grande manifestation pro-démocratie en invoquant des raisons de sécurité, ont annoncé les organisateurs, en raison des violences perpétrés lors des rassemblements du week-end dernier.

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La manifestation du 31 août est organisée par le Front civil des droits de l’homme (FCDH), une organisation non violente à l’origine des plus grands rassemblements de ces derniers mois, dont celui du 18 août qui avait réuni 1,7 million de personnes.

Mais dans une lettre adressée au FCDH, la police dit redouter que certains participants ne commettent des « violences » ou des « actes de destruction ».

Citant les précédentes manifestations, la police a indiqué que les manifestants ont « allumé des incendies et bloqué des routes, ils ont aussi utilisé des bombes incendiaires, des billes d’acier, des briques, des lances, des barres métalliques et diverses armes artisanales pour commettre des destructions de biens publics à grande échelle, perturber l’ordre social et infliger des blessures à autrui ».

Cette interdiction a été annoncée le 28 août après le déploiement par la police des canons à eau et même après le tir de sommation avec une arme à feu lors d’une manifestation autorisée qui avait violemment dégénéré.

La manifestation du 31 août devait marquer le 5ème anniversaire du refus du gouvernement chinois de mettre en place des réformes politiques à Hong Kong, déclenchant le « Mouvement des parapluies », en 2014.

Cette mobilisation s’était traduite par 79 jours d’occupation pacifique des rues de Hong Kong din 2014, sans qu’aucune concession politique n’ait été faite par le LegCo et le pouvoir central.

Le FCDH a annoncé son intention de faire appel de cette interdiction. « Vous pouvez voir que la police accélère son plan d’action, et vous pouvez voir que (la cheffe de l’exécutif hongkongais) Carrie Lam n’a en fait aucune intention de permettre à Hong Kong de retrouver la paix, mais cherche au contraire à attiser la colère des citoyens avec des mesures dures« , a déclaré Jimmy Sham, leader du FCDH, lors d’un point presse.

Le Front invitait les manifestants samedi à se rassembler dans le centre de Hong Kong avant de marcher en direction du Bureau de liaison, où se situent les relais du gouvernement central chinois. Mais le rassemblement comme la marche sont interdits.