La formule « Un pays, deux systèmes » ( 一国两制: Yī guó liǎng zhì) a été énoncée par Deng Xiaoping en 1997, à propos de la rétrocession de Hong Kong, alors sous souveraineté britannique, à la Chine.

Cela signifie que Hong Kong peut faire partie de la Chine sans qu’on y applique les mêmes règles politiques et économiques. Après le retour de Hong Kong à la Chine, ce slogan a aussi été utilisé pour d’autres territoires, notamment en 1999 pour Macao, voire pour Taïwan.

«Notre politique consiste à appliquer le principe dit « un État, deux systèmes » ; pour parler plus précisément, cela signifie qu’au sein de la république populaire de Chine, le milliard et demi de Chinois habitant la partie continentale vit sous un régime socialiste, tandis que Hong Kong, Macao et Taïwan sont régis par un système capitaliste. Ces dernières années, la Chine s’est attachée à redresser les erreurs « de gauche » et a élaboré, dans tous les domaines, une politique qui tient compte des conditions réelles. Cinq ans et demi d’efforts ont porté des fruits. C’est précisément dans cette conjoncture que nous avons avancé la formule « un État, deux systèmes » pour régler le problème de Hong Kong et de Taïwan»

Deng Xiaoping

La formule a alors été utilisé pour tenter de régler la problématique de Taïwan. C’est aujourd’hui devenu un principe fondamental du gouvernement chinois pour réaliser la réunification des deux Détrois du delta de Taïwan.

Le principe de ce concept est qu’à condition qu’il n’y ait qu’une seule Chine, la partie continentale de la Chine pourra conserver son système socialiste, tandis que le système capitaliste actuellement en vigueur à Hong Kong, Macao et Taïwan pourra subsister pendant une longue période de temps, a expliqué Xia Hewen.