Le conglomérat financier China Huarong, l’un des groupes les plus endettés de Chine a annoncé un accord avec des investisseurs pour une recapitalisation. La faillite de China Huarong aurait des répercussions majeures sur l’économie de la Chine.  

China Huarong Asset Management est l’un des plus grands gestionnaires en Chine de créances douteuses (c’est-à-dire qui présentent une grande probabilité de non remboursement).

La société fait partie des quatre entreprises créées en 1999 par le gouvernement chinois afin d’assainir le secteur bancaire. China Huarong s’est depuis diversifié dans l’investissement, les prêts et l’immobilier.

China Huarong, qui compte pour actionnaire principal le ministère chinois des Finances, emploie quelque 10.000 personnes. L’entreprise n’a pas publié le détail de ses comptes en 2020. Raison pour laquelle, la Bourse de Hong Kong a suspendu depuis avril les cotations de Huarong.

China Huarong a indiqué dans un communiqué avoir scellé un accord avec des investisseurs pour un renflouement. Parmi les investisseurs, figure le fonds d’investissement public chinois CITIC Group.

Huarong a par ailleurs fait état de 102,9 milliards de yuans (13,5 milliards d’euros) de pertes en 2020, qu’il impute à la pandémie de Covid-19.  

L’ancien président de la société chinoise Huarong Asset Management Co a été condamné à mort, a déclaré mardi un tribunal de la ville de Tianjin, dans le nord de la Chine, dans une des affaires de corruption les plus médiatisées du pays.

Lai Xiaomin a été condamné pour avoir reçu ou sollicité des pots-de-vin d’un montant total de 1,788 milliard de yuans (225,32 million euros) de 2008 à 2018. Ce dernier était également un régulateur bancaire de premier plan, selon le tribunal populaire intermédiaire secondaire de Tianjin.

Il a également été condamné pour bigamie. Le président de China Huarong a été expulsé du Parti communiste en 2018. Selon l’Agence France Presse, ni le condamné ni son avocat n’ont pu être joints pour un commentaire.

Huarong, l’une des quatre grandes entreprises publiques de gestion d’actifs en Chine, n’a également pas commenté cette situation. « Lai Xiaomin était sans loi et extrêmement cupide », selon la déclaration du tribunal.

La Cour a noté que la plupart des activités en question ont eu lieu après le 18e congrès du parti fin 2012, qui a marqué le lancement par le futur président Xi Jinping d’une vaste campagne de lutte contre la corruption, mesure phare de son premier mandat.

« Le préjudice social était énorme, les crimes étaient extrêmement graves et il devrait être sévèrement puni conformément à la loi », a déclaré le tribunal.