La Chine et la France avaient annoncé le 31 octobre le lancement d’un fonds destiné à financer conjointement des projets à l’étranger, notamment en Afrique et en Asie. Le 15 novembre, le vice-Premier ministre, Kai Ma, a officiellement lancé ce fonds doté d’un capital initial de 300 millions d’€.

Ce dernier a indiqué lors de la cérémonie de signature du document à Bercy, que « les deux parties ont signé un protocole sur la création d’un fonds de coopération doté de 2 milliards d’euros et un capital de lancement de 150 millions d’euros pour chacune des parties ».  

Géré par CDC International Capital (CDC IC), la filiale du groupe Caisse des Dépôts dédiée aux partenariats d’investissements directs, le fonds sino-français a été adopté par la société China Investment Corporation (CIC). Ce nouveau fonds pourra  à terme atteindre une capacité de 2 milliards d’euros, et s’ouvrir à d’autres investisseurs institutionnels français et chinois.

L’objectif est d’investir dans le secteur des énergies renouvelables, de la santé et des infrastructures. « Cette alliance d’un nouveau type, scellée au travers de ce fonds, vise à promouvoir la coopération économique entre nos deux pays. Plutôt que d’être en concurrence frontale en Afrique, nous investirons en partenariat« , a expliqué Laurent Vigier, le président-directeur général de CDC IC.

Pour ce dernier, cette coopération bilatérale « facilitera en outre notre entrée sur les marchés asiatiques, qui restent difficiles à pénétrer ». En effet, la France a évoqué à plusieurs reprises auprès des autorités chinoises les difficultés de ces entreprises à intégrer le marché, en raison d’une législation complexe et une concurrence jugée déloyale.

Raison pour laquelle, les deux pays ont signé en juin 2015, la « Déclaration sur les partenariats franco-chinois sur les marchés tiers », dans laquelle les deux pays s’engagent à conquérir ensemble des marchés en Afrique et en Asie.

Les deux pays vont travailler ensemble à des projets dans les domaines des infrastructures et de l’énergie et à introduire de « nouvelles formules de co-traitance, de coproduction et de cofinancement », qui viseront « prioritairement l’Asie et l’Afrique ».