Des heurts ont opposé, dimanche 4 juillet, manifestants pro-démocratie et police anti-émeutes à Hong Kong, alors que le gouvernement chinois a haussé le ton en promettant de ne pas rester « les bras croisés » face aux « forces abjectes » sapant l’unité nationale.

L’île traverse sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession en 1997 et est le théâtre de deux mois de manifestations, dont certaines ont été suivies d’affrontements entre de petits groupes radicaux et les forces de l’ordre.

Le 4 août au soir, des incidents ont eu lieu dans le quartier de Causeway Bay, où se trouve de nombreuses boutiques de luxe. Des milliers de protestataires ont occupé des routes et installé des barricades. La police anti-émeutes a brièvement usé de gaz lacrymogènes pour disperser la foule dans le quartier cossu de Sheung Wan sur l’île principale de Hong Kong.

« La destruction gratuite de la paix publique et les attaques violentes contre la police vont nuire à la société, à l’économie de Hong Kong et aux moyens d’existence de notre peuple », a réagi le gouvernement local dans un communiqué publié dans la soirée.

Après les affrontements du samedi 3 août entre protestataires radicaux et policiers, l’agence de presse Xinhua a lancé de son côté un sévère avertissement. Elle a dénoncé des « forces abjectes » menaçant les fondements du principe « Un pays, deux systèmes », qui avait présidé à la rétrocession.

L’agence a ainsi promit que « le gouvernement central ne restera pas les bras croisés et ne laissera pas la situation perdurer ». Ces 15 derniers jours ont vu une hausse de la violence de la part des manifestants et de la police.