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Asie/Pacifique,MONDE

La Chine, l’eldorado pour les népalais

En avril s’est ouvert, un complexe commercial visant à promouvoir le commerce bilatéral à la frontière de la Chine et du Népal, dans le district Burang du Tibet. Cet espace est très attendu par les commerçants népalais, qui souhaitent intensifier la coopération commerciale avec son voisin.

« Cette possibilité de faire du commerce est très importante pour nous car nous vivons dans une région tellement isolée. Notre vie est beaucoup plus simple quand nous avons accès aux clients et aux produits chinois. Si seulement la frontière pouvait rester ouverte!« , a expliqué à l’Agence France Presse, Pasang Gurung, chauffeur de camion en route pour la foire en Inde.

Mais pour le moment, la frontière ne s’ouvre que deux fois par an, lors de la foire commerciale. D’ailleurs, le marché international du commerce frontalier de Tanggar est un complexe commercial incluant le commerce des marchandises, les affaires, les loisirs, la logistique et le stockage.

Selon les statistiques du Comité de gestion du port de Burang, le volume total des transactions a atteint 54,2 millions de yuans (7 milliards d’euros) à la fin du mois de novembre 2015 et 557 négociants étrangers ont établi des bureaux dans le port de Burang.

Burang au Tibet à la frontière avec le Népal

Burang au Tibet à la frontière avec le Népal

Cependant, globalement le commerce bilatéral avec la Chine n’est seulement que de 800 millions d’euros contre 4 milliards entre juillet 2014 et juin 2015 avec l’Inde. En effet, le Népal tient à diversifier son commerce et ne plus dépendre de l’Inde.

Pour cela, un accord entre Katmandou et Beijing a été signé en mars 2016, mettant fin au monopole de New Delhi sur la fourniture de pétrole et de gaz domestique au Népal. L’Inde reste tout de même le premier fournisseur du pays himalayen.

L’objectif de cet accord était de dépasser le blocage mit en place durant plusieurs mois par une minorité ethnique népalaise, appelée Madhesi, au point de passage frontalier avec l’Inde. Ce blocage avait entraîné la suspension des approvisionnements indiens et d’importantes pénuries.

Le Népal avait alors fait part de son mécontentement, auprès de son imposant voisin, qui a « la réputation d’être lente » selon, Sujeev Shakya, président du Forum économique népalais, un think tank.

« Plusieurs projets indiens de centrales hydroélectriques sont au point mort, alors que la Chine, elle, avance ses pions et développe ses projets énergétiques sans tergiverser. Le sentiment est que les Chinois tiennent leurs engagements alors que les Indiens discutent. La Chine a gagné en crédibilité au Népal en raison du rythme auquel ses projets d’infrastructure avancent« , a expliqué ce dernier à l’AFP.

D’ailleurs, à Lo Manthang, capitale du Mustang, la Chine a financé une centrale solaire, permettant aux habitants d’avoir l’électricité pendant la saison sèche. Ainsi, « si la frontière ouvre, Lo Manthang peut devenir un nœud commercial, religieux et touristique« , a indiqué Kunga Dorje Gurung, un commerçant.

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