Près d’1,34 million de fonctionnaires ont été sanctionnés pour corruption depuis 2013. Cependant, le président Xi Jinping a indiqué que la lutte contre la corruption lancée à son arrivée au pouvoir n’était pas terminée.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, Xi Jinping a initié et supervisé une vaste campagne de lutte contre la corruption et tout signe ostentatoire de richesse. Des milliers de hauts fonctionnaires et dirigeants du parti ont été emprisonnés, dont l’ancien chef de la sécurité intérieure, Zhou Yongkang, et Sun Zhengcai, soupçonné de faire de l’ombre à Xi Jinping.

1,34 million de fonctionnaires ont été sanctionnés, aussi bien les «tigres», hauts dirigeants, que les «mouches», les plus petits employés. Xi Jinping a souligné que la survie du Parti était en jeu. Selon ce dernier, depuis le 18ème congrès du PCC, la rigueur mise en place a permit des «résultats notables. Mais c’est encore loin d’être couronné de succès».

D’après le secrétaire général du PCC, «les problèmes en suspens dans le parti de la pensée impure, de la politique impure, de l’organisation impure et des styles de travail impurs doivent encore être résolus».

D’ailleurs, Xi Jinping a souligné l’importance de former des fonctionnaires compétents loyaux au Parti, qui font preuve d’une intégrité morale et qui ont un sens aigu des responsabilités. Ce dernier tient à «prendre des mesures pour attirer des personnes excellentes, patriotiques et dévouées».

Désormais, les fonctionnaires seront recrutés sur «la base de l’intégrité et de la compétence, en accordant la priorité à l’intégrité, et sur la base du mérite, quels que soient leurs antécédents». Le parti compte également améliorer la supervision interne et développer un système de surveillance des responsables vis-à-vis de «leur foi, leur performance, leur style de travail et leur intégrité».