Des sénateurs français est en visite à Taïwan malgré les protestations chinoises. Depuis le mois de mars, la Chine tente de dissuader les sénateurs français d’effectuer ce voyage à Taiwan. Récemment, l’ambassadeur de Chine à Paris a prévenu que cette visite porterait atteinte aux relations sino-françaises.

Une délégation de quatre sénateurs français conduite par un ancien ministre de la Défense est arrivée à Taïwan le 6 octobre, malgré les vives protestations de l’Ambassade de Chine en France. Le ministère français des Affaires étrangères a rejeté les protestations de la Chine, affirmant que les sénateurs étaient libres de leurs déplacements.

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«Les sénateurs effectuent cette visite malgré les menaces de l’ambassadeur de Chine en France, montrant ainsi leur engagement indéfectible envers l’esprit de liberté et de démocratie», a déclaré le ministère taïwanais des Affaires étrangères dans un communiqué.

Depuis plusieurs mois, la Chine tente de dissuader les sénateurs français d’effectuer ce voyage sur l’île, qu’elle considère comme une de ses provinces. L’ambassade de Chine a prévenu que la visite porterait atteinte aux intérêts de la Chine, aux relations sino-françaises et à «l’image de la France» dans des commentaires récents sur son site web.

En février, l’ambassadeur de Chine a adressé une lettre à l’ancien ministre français de la Défense Alain Richard, dans laquelle il déclarait que sa visite «violerait clairement le principe d’une seule Chine et enverrait un mauvais signal aux forces indépendantistes de Taïwan».

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Membre de la majorité présidentielle, Alain Richard préside le Groupe d’information et d’échanges entre le Sénat et Taïwan. Il s’est déjà rendu dans l’île en 2015 et en 2018. Il réfute pour sa part toute remise en cause du principe d’une seule Chine. La délégation rencontrera la présidente Tsai Ing-wen jeudi avant de terminer son voyage dimanche, selon le ministère des Affaires étrangères de Taïwan.

Pékin s’oppose aux échanges officiels entre Taïpei et d’autres pays, et a essayé avec insistance de dissuader les hommes politiques de s’y rendre ces dernières années.